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Perspectives Emergents

Hebdomadaire - Sélection commentée de l'actualité économique dans les pays émergents.

Perspectives Émergents - Edition du 16 janvier 2012

L'actualité des pays émergents

Parmi les faits marquants de la semaine : en Hongrie, des tensions entre la Commission européenne et le gouvernement au sujet de la nouvelle loi controversée sur la Banque centrale et les déficits publics. Les banques réduisent la voilure et la baisse du crédit a commencé. D'importantes découvertes gazières sont confirmées à Chypre. 2012 sera une année décisive en Iran. L'opposition demande un nouveau gouvernement en Algérie. Au Nigéria, des manifestations ont eu lieu, grève générale et menace d'arrêt de la production pétrolière pour protester contre la hausse du prix des carburants. Un ralentissement des échanges commerciaux en décembre est enregistré en Chine. Au Mexique, le soft landing est en cours.
Sommaire :
- Europe centrale et orientale, Asie centrale
- Moyen-Orient
- Afrique subsaharienne
- Asie
- Amérique latine
- Prévisions
- Scénario économique du Groupe Crédit Agricole S.A.
Extrait - Hongrie : Tensions entre la Commission européenne et le gouvernement
Après les différentes réformes institutionnelles en Hongrie et compte tenu des relations tendues entre le gouvernement et la Banque centrale, la loi sur la Banque centrale s'apparente effectivement à une mise au pas. L'Union européenne et le FMI ont, à de nombreuses reprises, exprimé leur réticences envers la politique économique et les réformes institutionnelles menées par le gouvernement Orban (loi sur les médias fin 2010, affaiblissement des pouvoirs du Conseil constitutionnel, inscription de la politique fiscale, flat tax, dans la constitution). Ces nombreux éléments de discorde avec les institutions européennes et mondiales et entre le gouvernement et la Banque centrale illustrent les tensions de plus en plus vives à l'approche des discussions avec le FMI concernant le soutien financier à apporter à la Hongrie. Celle-ci ne respecte aucun des critères de Maastricht et les déficits publics sont supérieurs à la norme de 3% du PIB depuis l'entrée du pays dans l'UE.
En fait, le gouvernement Orban semble se tromper de priorités dans sa politique économique : alors que les réformes structurelles stagnent toujours (transports publics non réformés, maintien de certaines largesses sociales désuètes sur les congés de maternité ou le handicap, absence de création de marchés de capitaux à long terme en forint), les lois visant à un contrôle accrû de la vie publique ou à la neutralisation de toute forme d'opposition se sont multipliées depuis plus d'un an. De plus, l'environnement des affaires est rendu moins favorable depuis la mise en place des taxes sectorielles, perçues par de nombreux investisseurs étrangers comme trop ouvertement ciblées contre le capital étranger. Ceci a pour conséquence de différer des investissements directs étrangers. Ces derniers ont très fortement chuté en 2011. Ils ont été compensés par une forte hausse des investissements de portefeuille, attirés par un cours du forint favorable.

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