4 4
Edition du 11 octobre 2017 - Crédit Agricole S.A.
  • Agrandir la police
  • Rétrécir la police
  • Partagez cet article
  • Imprimer cette page
  • Edition du 11 octobre 2017

    Libye – Une longue guerre civile à l'issue incertaine

    La chute de la dictature de Kadhafi en 2011 a entraîné une guerre civile entre des factions légitimistes de Tobrouk et islamistes de Tripoli sur fond de prédation de la rente pétrolière. Mais le dialogue renoué en 2017 fait renaître l'espoir d'une entente pour le partage du pouvoir et le désarmement des nombreuses milices armées. Après quatre années de détérioration, l'économie se stabilise un peu en 2017. Mais la monétisation du déficit fiscal est inflationniste et, depuis 2011, la corruption s'est très fortement développée.

  • Télécharger la publication - (PDF - 692.53 Ko)

  • Sommaire :

    - Données et prévisions Libye
    - Un espoir d'entente entre le "gouvernement d'union" et le maréchal Haftar
    - La production pétrolière se redresse et la situation économique se stabilise en 2017
    - Stabilisation des réserves en devises et du dinar
    - Corruption et défiance de la population envers les banques

  • Extrait – Stabilisation des réserves en devises et du dinar

    La Libye dispose toujours de réserves en devises importantes de 67 milliards de dollars début 2017 (FMI), et stabilisées après une chute de 53 milliards en quatre ans (montant correspondant aux déficits courants et budgétaires cumulés depuis lors). Leur décomposition reste opaque et leur réelle liquidité interroge, mais cette stabilisation rassure. Les réserves pourraient assurer quatre années de besoins de financement au niveau actuel de production de pétrole (soit un déficit d'environ 15 Mds USD/an). Cette année, le regain de production devrait faire sortir le pays de la récession. La stabilisation macro-économique permet au dinar libyen de se maintenir à un quasi-peg (1,2 à 1,4 par dollar). Mais la monétisation du déficit fiscal a propulsé l'inflation, qui est à plus de 30%. De plus, le marché noir de la devise reste assez actif, en raison de la rareté des devises fortes.

  • Thèmes associés : Afrique et Moyen Orient | Economie

Abonnement

Suivez l'actualité économique!

Secteurs, zones géographiques, vidéos, graphiques... l'information économique
adaptée à vos besoins !

Abonné(e) ? Connectez-vous