Kiosque économique
L'agenda politique sera chargé cette semaine. De nouvelles élections restent probables en Grèce à moins d'un accord entre les principaux partis, y compris la gauche radicale. Lors de la réunion de l'Eurogroupe (lundi), les ministres des Finances de la zone euro discuteront non seulement de la Grèce, mais aussi des mesures possibles pour soutenir l'activité ("pacte de croissance") et le secteur bancaire espagnol.
Le recul de l'activité serait moins marqué que prévu en Espagne, et limité à 0,3%. En Allemagne, l'activité aurait légèrement baissé, de 0,1% t/t et elle se serait stabilisée en France au premier trimestre. C'est en Italie que la récession aurait été la plus abrupte avec un PIB en repli de 0,7%.
Parmi les faits marquants de la semaine : En Serbie, les partis de la coalition ont été affaiblis lors des élections législatives. Les réserves de change ont augmenté en Égypte en avril. En Chine, les chiffres d'activité sont décevants sur (presque) tous les fronts en avril. En Algérie, les élections législatives ont eu lieu cette semaine. L'Afrique du Sud enregistre une hausse du chômage au premier trimestre, tandis que le Brésil voit sa production industrielle se contracter en mars.
L'indicateur avancé du Crédit Agricole suggère un PIB stable aux premier et deuxième trimestres 2012. Nous relevons notre prévision de croissance pour le T1 à +0% t/t, contre -0,1% précédemment.
La déception du rapport sur l'emploi aux États-Unis vendredi dernier et les résultats des élections en zone euro de ce week-end continuent de renforcer l'aversion aux risques et le biais baissier sur les taux core en ce début de semaine. Les événements politiques resteront au centre de l'attention. En Grèce, des négociations entre les partis devraient avoir lieu pour la formation d'un gouvernement.
Le risque majeur pour le Portugal aujourd'hui est de s'enfoncer dans une trappe à austérité, asphyxiée conjointement par la croissance et les finances publiques. Dans ce contexte, les autorités mettent l'accent sur les réformes structurelles, afin de réorienter leur économie vers des activités exportatrices avec une croissance davantage tractée par l'extérieur.
La BCE a décidé, lors de sa réunion du 3 mai, de maintenir ses taux directeurs inchangés. Le Conseil des Gouverneurs n'a évoqué aucun changement sur les taux, la politique monétaire étant jugée appropriée, malgré le renforcement des incertitudes. Ceux qui tablaient sur une allusion explicite à une détente imminente auront certainement été déçus. Selon notre analyse, cependant, la suppression, dans la déclaration officielle, du passage sur les "risques à la hausse" concernant l'inflation va clairement dans le sens d'une plus grande flexibilité. C'est ainsi, en effet, que la BCE annonce d'ordinaire un mouvement potentiel sur les taux.










