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Un bon diagnostic vaut mieux qu'un mauvais remède - Perspectives Macro - Edition 1er trimestre 2011 - Crédit Agricole S.A.
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  • Edition 1er trimestre 2011

    Un bon diagnostic vaut mieux qu'un mauvais remède

    Dans un environnement qui reste incertain, les investisseurs sont à la recherche d'éléments leur permettant d'anticiper la tendance des marchés. Les initiatives de politique économique sont de moins en moins à même de remplir ce rôle. Pendant la "grande modération" les règles de politique économique permettaient de prévoir la réaction des autorités dans telle ou telle situation. Dans la période actuelle de "nouvelle normalité", ces règles n'ont pas encore été finalisées et l'application de règles connues cède de plus en plus la place aux actions discrétionnaires comme "modus operandi" de l'action publique.
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  • Sommaire :

    - Stratégie macroéconomique : trop de problèmes locaux pour s'atteler aux problèmes mondiaux
    - La Fed a ses raisons... que la BCE ignore !
    - Taux d'intérêt : des taux de fin de crise, les taux euro ne peuvent qu'augmenter
    - Taux de change : retour des déterminants traditionnelsMatières premières & pétrole
    - États-Unis : rétablissement graduel grâce aux mesures de relance
    - Japon : un atterrissage en douceur, malgré l'absence de mesures de relance
    - UEM : avec des "si"...
    - France : tout vient à point à qui sait attendre
    - Allemagne : force intérieure
    - …
    - Royaume-Uni : années de sobriété
    - …
    - Marchés émergents : gains à court terme et problèmes à long terme ?
    - …
    - Scénario économique et financier du Groupe Crédit Agricole S.A.
  • Extrait - La Fed a ses raisons... que la BCE ignore !

    Chacune à leur manière, la Fed et la BCE soutiennent la croissance aux États-Unis et dans la zone euro. Les moyens diffèrent (Quantitative Easing pour l'une, Liquidity Easing pour l'autre) parce que les modèles économiques et les modes de pensée diffèrent. La Fed craint par dessus tout la déflation, la BCE beaucoup moins. La BCE craint l'inflation, réelle comme financière, la Fed la recherche. La Fed se fie au degré d'utilisation des ressources, la BCE aux agrégats monétaires. Mais derrière ces dogmes, il y a aussi et surtout du pragmatisme et des Banques centrales sur qui compter.
     
    L'issue du FOMC des 2-3 novembre n'a pas surpris avec l'annonce officielle de la reprise du quantitative easing (QE2) mettant ainsi un terme au suspense qui durait depuis l'été. Les raisons de ce geste telles que formulées par la Fed tiennent à la non-satisfaction de ses deux objectifs que sont le plein emploi et la stabilité des prix. De son point de vue, en prenant une assurance contre les risques baissiers sur la croissance et l'inflation, la Fed ne risque pas grand chose à en faire trop, surtout lorsque plane la menace déflationniste. Le fait que la BCE ait de son côté déjà entamé sa stratégie de sortie (temporairement interrompue pas le regain de tensions sur les souverains européens) témoigne d'une vraie ligne de fracture entre ces deux Banques centrales. Les différences sont d'ordre conceptuel. Alors que pour la Fed, la déflation reste le fléau à éviter à tout prix, à l'instar de la mécanique délétère observée du temps de la grande dépression, la BCE voit la baisse du niveau général des prix comme un moyen douloureux, mais néanmoins nécessaire, d'opérer une dévaluation interne dans des économies en manque de compétitivité.
  • Croissance BRIC et G3(*)
    La reprise mondiale se poursuit, mais les rythmes restent très différents entre les pays avancés et les émergents. L'écart de croissance du PIB entre les deux régions est du simple au triple : de 2% à 6%.
    Croissance BRIC et G3(*)
  • Thèmes associés : Amérique du Nord | Economie | Europe

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