Monde – l'actualité de la semaine

Monde – l'actualité de la semaine

- Les marchés consolident, en attente d'un catalyseur
- L'Union européenne à la merci du fair play britannique
- Zone euro : un lent et imperceptible changement de tendance sur la production industrielle
- France : la production industrielle progresse modestement en février
- Allemagne : trop d'incertitudes nuisent aux échanges commerciaux
- Italie : sous pression, le gouvernement renvoie les décisions difficiles à l'été
- Grèce : la course aux votes est lancée
- Pologne et Ukraine : entre vieillissement, émigration et diminution de la population active & un triste constat
- Chine : hausse de l'inflation
- Libye : recrudescence des affrontements militaires sur fond de graves dérapages financiers
- Arabie : Saudi Aramco emprunte aisément 12 milliards de dollars sur les marchés internationaux
- Kenya : sécheresse en 2019, bis repetita de 2017 ?
- Angola : Total finalise le projet pétrolier offshore Kaombo
- Tendances à suivre
- Scénario économique du Groupe Crédit Agricole S.A.

En résumé

Les marchés consolident, en attente d'un catalyseur. L'UE à la merci du fair play britannique. Zone euro, imperceptible changement de tendance sur la production industrielle. France, la production industrielle progresse modestement. Allemagne, trop d'incertitudes nuisent aux échanges commerciaux. Italie, sous pression. Pologne et Ukraine, entre vieillissement, émigration et diminution de la population active. Chine : hausse de l'inflation. Libye : recrudescence des affrontements militaires… Arabie : Saudi Aramco emprunte. Angola : Total finalise le projet pétrolier offshore Kaombo.

Monde – l'actualité de la semaine

L'Union européenne à la merci du fair play britannique « Un Brexit dur ne sera jamais une décision de l'UE. » Il n'y a qu'à l'aune de cette déclaration de M. Barnier que l'on peut comprendre pourquoi les 27 membres de l'Union européenne (UE) ont concédé aux Britanniques un nouveau délai (le troisième) pour la ratification de l'accord de retrait de l'UE. Exactement ce qu'il y a trois semaines ils leur avaient refusé. La première requête d'extension jusqu'au 30 juin avait été déclinée et le gouvernement britannique avait dû accepter un délai plus court. Ou plutôt un « c'est à prendre ou à laisser », puisqu'il devait revenir avec un plan alternatif avant le 10 avril faute de quoi ce serait une sortie sans accord. Mais de ce plan pas encore de trace, sauf une ouverture à la discussion avec l'opposition et un nouveau vote du Parlement contre une sortie sans accord. D'où l'impasse. Finalement, le Conseil a accordé une extension de la période de négociation de l'article 50 jusqu'au 31 octobre afin de permettre la ratification de l'accord de retrait. Donc bien au-delà de la requête britannique d'extension au 30 juin, la probabilité de succès avant une telle date semblant très faible. Les conditions sont néanmoins claires : l'accord de retrait n'est pas négociable, seule la déclaration politique pourra éventuellement être amendée.

Paola MONPERRUS-VERONI, Economiste