Monde – L'actualité de la semaine

Monde – L'actualité de la semaine
  • En termes de croissance, un début d'année plutôt encourageant
  • États-Unis/Arabie saoudite : échange Iran contre pétrole
  • France : la croissance se maintient au T1
  • France : augmentation des prix à la consommation de 1,2% en avril
  • Zone euro : enquêtes d'activité décevantes au mois d'avril
  • Zone euro : redémarrage de la croissance au T1, un rebond durable ?
  • Espagne : une victoire pour la gauche
  • La BoE suggère des hausses de taux "plus fréquentes" qu'anticipé par les marchés
  • Donc, le monde se réarme...
  • Iran : récession, inflation, inondations, la crise s'étend
  • Tunisie : hausse du salaire minimum
  • Tendances à suivre 

En résumé

En France, la croissance se maintient au T1. En zone euro, les enquêtes d'activité sont décevantes en avril. La BoE suggère des hausses de taux "plus fréquentes" qu'anticipé par les marchés. Donc, le monde se réarme en Europe centrale et orientale… La crise s'étend en Iran. La Tunisie augmente le salaire minimum. Les États-Unis et l'Arabie saoudite échangent Iran contre pétrole.

Monde – L'actualité de la semaine

Les sanctions américaines et la pression exercée par le président Trump pour que l'embargo contre l'Iran soit total et s'étende aux exportations d'hydrocarbures produisent des effets significatifs sur l'économie iranienne. Depuis que l'administration américaine a mis fin aux "autorisations provisoires" d'achat, la chute des ventes de pétrole accélère : début 2019, le pays n'exporte plus que 3 500 barils/jour, contre 4 500 il y a huit mois, et cette décroissance va se poursuivre. L'Iran est donc entré en récession en 2018, le PIB s'étant contracté de 4% l'année dernière. La récession va se poursuivre à un rythme sans doute un peu supérieur cette année. Pour le FMI, elle pourrait s'élever à 6% en 2019. En 2018, les exportations se sont contractées de 37% à 67 Mds USD, tandis que les importations n'ont chuté que de 21%, provoquant ainsi une forte détérioration des excédents commerciaux de plus de 50% à 25 Mds USD.

Olivier LE CABELLEC, Economiste