Monde – L'actualité de la semaine

Monde – L'actualité de la semaine
  • Les données américaines alimentent l'incertitude
  • Zone euro : les ménages épargnent, les entreprises investissent davantage au T2 2019
  • Zone euro : l'inflation reste affectée par la baisse du prix de l'énergie
  • France : PLF 2020, priorité aux ménages
  • Autriche : le parti conservateur et son leader sont confortés à la chancellerie
  • Italie : l'épargne des ménages encore en hausse au T2, les marges des entreprises en baisse
  • Italie : nouvelle baisse du chômage en août
  • Italie : le budget 2020 cherche à ménager la chèvre et le chou
  • Royaume-Uni : croissance confirmée à -0,2% au deuxième trimestre
  • Royaume-Uni : les enquêtes PMI au mois de septembre en territoire de contraction
  • Royaume-Uni : B. Johnson propose une zone réglementaire commune sur toute l'Irlande
  • Slovaquie : il ne faut pas que la zone de turbulences dure très longtemps
  • Chine : les fonds de pension américains sous surveillance ?
  • Arabie : dégradation du rating par Fitch, la géopolitique un peu mieux prise en compte
  • Liban : la Banque centrale fournit des devises aux banques peu liquides
  • Tendances à suivre

En résumé

Les données américaines alimentent l'incertitude. Zone euro : les ménages épargnent, les entreprises investissent davantage au T2 2019 ; l'inflation reste affectée par la baisse du prix de l'énergie. France : PLF 2020, priorité aux ménages. Italie : le budget 2020 ; l'épargne des ménages en hausse au T2 et les marges des entreprises en baisse. Royaume-Uni : croissance confirmée à -0,2% au T2 et les enquêtes PMI de septembre ; B. Johnson propose une zone réglementaire commune sur toute l’Irlande. Chine : les fonds de pension américains sous surveillance ? Arabie : dégradation du rating par Fitch, la géopolitique un peu mieux prise en compte.

Monde – L'actualité de la semaine

Zone euro : les ménages épargnent, les entreprises investissent davantage au T2 2019. Nous avions constaté un ralentissement de la consommation des ménages au T2 dont l'impact sur la croissance du PIB avait en partie été compensé par une accélération de l'investissement notamment productif. La hausse du taux d'épargne que nous avions soupçonnée et qui est en cours depuis un an et demi est confirmée au T2 (à 13,3%). Malgré une nouvelle accélération du revenu disponible brut (0,9% sur le trimestre et 3,6% sur l'année) amplifiée par la faiblesse de l'inflation, la consommation privée perdait en vigueur. En ce qui concerne les entreprises, l'affaiblissement de la croissance de l'activité n'ébranle pas leur volonté d'accumuler du capital, qui fait rebondir fortement l'investissement au T2 (8,6% t/t en valeur et 15,4% sur un an). Et ceci malgré la dégradation du taux de marge en cours depuis la fin 2017 qui efface toute l'amélioration engrangée depuis 2014. C'est moins la croissance dynamique des rémunérations (en ralentissement à 3,6% sur un an) qui pèse sur la rentabilité mais plutôt la forte baisse de la productivité associée à l'affaiblissement de l'activité et non compensée par l'ajustement de l'emploi.

Paola MONPERRUS-VERONI, Economiste