France – Immobilier résidentiel : un marché plutôt résistant face au coronavirus

France – Immobilier résidentiel : un marché plutôt résistant face au coronavirus
  • Synthèse
  • Contexte économique et sanitaire en France
  • Evolutions récentes
  • Freins à la reprise
  • Des fondamentaux favorables

En résumé

En 2020, le marché résidentiel a relativement bien résisté au choc exceptionnel induit par la crise sanitaire. Dans l'ancien, les transactions ont reculé d'environ 13% mais restent à des niveaux élevés et les prix sont restés en hausse marquée. En 2021, les ventes se redresseraient modérément, sans retrouver les points hauts de 2019 et les prix se stabiliseraient. Les « fondamentaux » du marché restent favorables, mais les conséquences économiques de la crise sanitaire vont jouer négativement.

France – Immobilier résidentiel : un marché plutôt résistant face au coronavirus

A la fois des freins et des facteurs de soutien. Plusieurs éléments affectent le marché immobilier. Le taux de chômage va connaître une hausse continue, 9,2% fin 2020 (en métropole) et 9,8% fin 2021 après 7,8% fin 2019. L'insuffisance de l'offre dans le neuf, déjà présente avant la crise, se renforce avec un net recul des permis de construire. Et les conditions d'octroi de crédit sont légèrement resserrées : le poids des crédits à taux d'effort élevé dans la production de crédit se réduit peu à peu à 22,7% au T3 2020 et 21% en septembre (27,7% en 2019). Mais le marché immobilier reste soutenu par plusieurs fondamentaux. Les facteurs structurels restent présents : démographie, préparation de la retraite et effet valeur-refuge. Le modèle français du crédit habitat est prudent, avec des risques contenus. Les taux de crédit devraient rester bas et attractifs, proches des niveaux actuels (1,3% hors assurances). Enfin, la capacité d’achat reste acceptable et les prix ne sont pas globalement surévalués en France.

Olivier ELUERE, Economiste