Italie – Conjoncture : bilan macro-économique et politique

Italie – Conjoncture
  • Macro-économie : poursuite de la stagnation
  • Commerce extérieur : retour à la normale
  • Et la consommation a (enfin) accéléré
  • Vers une stabilisation dans l'industrie ?
  • Politique : agenda 2020

En résumé

La dynamique conjoncturelle du PIB reste positive, mais encore faible au troisième trimestre 2019. La demande intérieure continue de soutenir, seule, la croissance s’appuyant sur le renforcement de la consommation privée et sur un investissement en voie d’affaiblissement. L’année 2020 et son lot d’échéances électorales locales ramène la politique sur le front de la scène. Le résultat des élections en Émilie-Romagne aura bien des répercussions nationales, mais pas suffisantes pour remettre en cause la poursuite de l’alliance gouvernementale entre le Parti démocrate et le M5S.

Italie – Conjoncture

L’élection en Émilie-Romagne, qui voit un duel serré entre le candidat du Parti démocrate et celui de la Ligue dans les intentions de vote, attire l’attention des observateurs. Un revers du candidat sortant du Parti démocrate serait un coup dur pour la gauche et pourrait être lu (à tort) comme un rejet de l’alliance de gouvernement jaune-rose par l’électorat de gauche. La démission récente du chef du parti L. Di Maio permet au courant de l’idéologue B. Grillo de reprendre la main, mais peut aussi accélérer la scission de l’aile plus "mouvementiste". Elle jouera le rôle de révélateur forcé des préférences internes au mouvement. Cela permet aux dirigeants du mouvement de compter les points en amont des "États généraux" du M5S prévu dès la mi-mars. Le courant en faveur de l’alliance jaune-rose ne devrait pas se retrouver affaibli, mais pourrait être obligé de prendre en compte les revendications alternatives et affaiblir l’action gouvernementale en rendant plus complexe la définition de l’agenda à l’horizon 2023.

Paola MONPERRUS-VERONI, Economiste