France – Projet de loi de finances pour 2021 : déficit public, 6,7% du PIB après 10,2% en 2020

  • Les grandes priorités du PLF 2021
  • Un choc économique sans précédent
  • Un déficit public 2020 à 10,2% du PIB
  • Un déficit public encore marqué en 2021, de 6,7% du PIB
  • Les principales mesures nouvelles en 2021
  • Forte hausse du ratio de dette publique
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En résumé

En 2020, le déficit public se dégrade très fortement, passant de 3% à 10,2% du PIB, du fait d'une chute de l'activité et de la mise en place de mesures d'urgence massives. En 2021, le déficit public se redressera mais restera très élevé, à 6,7% du PIB. Les mesures d'urgence ne seraient pas prolongées, mais un plan de relance est mis en place, à hauteur de 100 milliards d'euros sur 2021-2022. Ce projet de loi de finances pour 2021 contribue à répondre à court terme au choc exceptionnel subi par l'économie française et à conforter le mouvement de reprise.

France – Projet de loi de finances pour 2021 : déficit public, 6,7% du PIB après 10,2% en 2020

Les mesures d'urgence de 2020 et le plan de relance de 2021 permettent d'amortir les effets de la crise sanitaire et du confinement, de renforcer le mouvement de reprise de l'activité à partir du T3 2020, de s'attaquer à certaines faiblesses structurelles et de permettre une croissance plus solide et plus durable. Le cadrage économique officiel prévoit une reprise du PIB de 8% en 2021 après une chute de 10% en 2020. Les incertitudes sanitaires et économiques restent toutefois marquées. En particulier, le multiplicateur budgétaire retenu ‒ de l'ordre de 0,8 ‒ et la prévision des dépenses d'investissement des entreprises, +15% en volume en 2021, nous paraissent un peu optimistes. En dépit des mesures incitatives à la décarbonation et au développement des technologies vertes, la reprise de l'investissement devrait être plus prudente et davantage étalée dans le temps. De plus, on ne peut exclure une aggravation de la situation sanitaire au cours des prochains mois, qui conduirait à de nouvelles restrictions et de nouvelles mesures d'urgence.

Olivier ELUERE, Economiste