France ? Scénario 2021-2022 : comme une lueur au bout du tunnel

France ? Scénario 2021-2022 : comme une lueur au bout du tunnel
  • Synthèse
  • Les tendances récentes de l'activité
  • Focus : Marché du travail
  • Notre scénario 2021-2022

En résumé

La troisième vague épidémique et le confinement qui en résulte nous rappellent une nouvelle fois que le principal déterminant de l'activité économique reste la situation sanitaire. Le confinement d'avril 2021 nous a ainsi poussé à réviser à la baisse nos prévisions de croissance pour le deuxième trimestre 2021 et à retarder le processus de reprise durable de l'activité dans notre scénario. Néanmoins, malgré un retard très important par rapport à d'autres pays développés, l'accélération récente de la campagne de vaccination en Europe et en France nous permet d'envisager une sortie de crise.

France ? Scénario 2021-2022 : comme une lueur au bout du tunnel

Composante de la croissance la plus touchée par les restrictions sanitaires et les confinements avec la fermeture des commerces non essentiels, la consommation des ménages a confirmé en décembre sa capacité de rebond entrevue au printemps 2020. En décembre, la réouverture des commerces s'est accompagnée d'une forte reprise de la demande et d'une surconsommation temporaire de certains biens même si la chute de la consommation en novembre était moins importante que celle du premier confinement (du fait d'une adaptation de certains commerces et d'un recours plus important à la vente en ligne notamment). Certains achats ont ainsi simplement été différés. Cette surconsommation est notamment visible sur les biens d'équipement de la maison. La consommation de services reste en revanche très loin des niveaux d'avant-crise, toujours pénalisée par le couvre-feu et les fermetures d'établissements. Les mesures de soutien à ces secteurs ont cependant été renforcées et semblent désormais mieux ciblées pour les aider à tenir dans la durée ; la réouverture partielle des restaurants n'étant, par exemple, pas envisagée avant la deuxième quinzaine de mai au plus tôt.

Pierre BENADJAOUD, Economiste