Brésil – La douloureuse mutation du « quoi qu'il en coûte »

Brésil – La douloureuse mutation du « quoi qu'il en coûte »

En résumé

Au « quoi qu'il en coûte » expansionniste de 2020 ont succédé, en 2021, un ajustement budgétaire – qui aussi drastique soit-il reste limité au regard de l'effort à entreprendre pour stabiliser la dette publique – et un « quoi qu'il coûte » monétaire restrictif destiné à contrer l'envolée de l'inflation. L'année 2022, électorale de surcroît, se profile sous de sombres auspices.

Brésil – La douloureuse mutation du « quoi qu'il en coûte »

Après deux trimestres de croissance négative, à la fin du 3e trimestre, seuls l'investissement (largement) et les exportations (faiblement) excèdent leur niveau pré-crise. Le PIB pourrait ne croître que de 3,9% en moyenne en 2021, handicapé par une contribution légèrement négative des échanges extérieurs nets.

Catherine LEBOUGRE, Economiste