Royaume-Uni – Après un T1 pas trop mauvais, la reprise s'annonce forte

Royaume-Uni – Après un T1 pas trop mauvais, la reprise s'annonce forte
  • La croissance a résisté au T1
  • Une demande intérieure plus résiliente face aux mesures de lutte contre la pandémie
  • Le commerce extérieur a été fortement perturbé par le Brexit
  • Crise sanitaire au 17 mai 2021
  • Panorama conjoncturel : données d'activité

En résumé

La croissance a résisté au premier trimestre. Le PIB s'est replié de 1,5%, globalement en ligne avec les prévisions. Son niveau se situe 8,7% en dessous de son niveau d'avant-crise du quatrième trimestre 2019, soit un écart comparable à celui observé en Espagne (-9,4%), mais bien plus négatif qu'en France (-4,4%) et en l'Allemagne (-4,9%). Sur un an, le PIB baisse de 6,1%.

Royaume-Uni – Après un T1 pas trop mauvais, la reprise s'annonce forte

Les exportations de biens vers les pays européens ont chuté de 18% au premier trimestre, celles envers les pays non-européens ont progressé de 0,9%, une différence d'évolution reflétant sans doute l'impact des contrôles réglementaires et douaniers mis en place le 1er janvier par l'UE, ainsi que le contrecoup de la constitution de stocks qui a eu lieu dans les mois précédant le Brexit. Les importations de biens depuis l'UE ont connu un sort similaire (-22% en variation trimestrielle), en dépit du report de la mise en œuvre des contrôles douaniers du côté britannique. Les importations depuis des pays non-européens se sont repliées également, mais de bien moindre ampleur (-4,1% sur le trimestre), en ligne avec une demande intérieure déprimée. Le Royaume-Uni est sur la voie de la reprise avant même que les magasins non essentiels et les terrasses des pubs et restaurants ne soient ouverts le 12 avril dernier. Les données mensuelles du PIB montrent qu'après un repli de 2,5% de l'activité au mois de janvier, le mois de février a connu une hausse (+0,6%) qui s'est fortement accélérée en mars (+2,1%). Ceci permet au PIB de finir le trimestre sur un acquis de croissance de 1,6% pour le deuxième trimestre. En raison de cette reprise plus précoce que prévu, notre prévision de 2,1% pour la croissance du deuxième trimestre est assortie de risques haussiers.

Slavena NAZAROVA, Economiste - Royaume-Uni, Pays scandinaves et Irlande