Asie – Chêne ou roseau : l'Asean tiendra-t-elle ses promesses ?

Asie – Chêne ou roseau : l'Asean tiendra-t-elle ses promesses ?
  • L'Asie du Sud-Est : un bilan sanitaire exemplaireƒ...
  • ... mais insuffisant pour empêcher la récession
  • Quelles perspectives pour 2021 ?
  • Un premier juge de paix : le niveau de richesse
  • Récession, déflation, hausse des taux américains : le « casse-tête » de la politique monétaire
  • Prévisions économiques et financières

En résumé

En 2009, les principaux pays de l'Asean (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) avaient connu une rupture de croissance très modérée dans leur trajectoire de développement. En 2020, le choc sur ces économies a été d'une ampleur beaucoup plus forte, au point de s'interroger sur la poursuite du processus de convergence qui avait accéléré ces vingt dernières années. Les pays ne sont cependant pas tous égaux face à la crise et certains en porteront plus longtemps les stigmates.

Asie – Chêne ou roseau : l'Asean tiendra-t-elle ses promesses ?

Au-delà de la maîtrise de l'épidémie, qui constitue la condition préalable de tout scénario de reprise, la crise révèle, ou rappelle, des problèmes structurels plus profonds, liés au niveau de développement de chaque économie, aux filets de sécurité publics ou privés dont elles disposaient, et à leur capacité à les déployer. Elle interroge sur le rôle de l'État en période de choc ou sur celui de la Banque centrale comme prêteur en dernier ressort et fournisseur de liquidités. En se prolongeant, la crise pose la question des dommages irréversibles causés aux économies, du déploiement des effets d'hystérèse, notamment sur le marché du travail et dans la sphère sociale, mais aussi du pilotage de la sortie des mesures exceptionnelles, qu'elles soient budgétaires ou monétaires.

Sophie WIEVIORKA, Economiste - Asie (hors Japon)