France – Élections 2022 : transition énergétique

France – Élections 2022 : transition énergétique
  • Les engagements et les objectifs actuels
  • Le mix énergétique en 2020
  • Les mesures prises en 2017-2022
  • Des efforts a priori insuffisants
  • Que proposent les principaux candidats ?

En résumé

Le thème de la transition énergétique est essentiel compte tenu des enjeux climatiques. Il est toutefois assez peu présent dans les programmes et dans les débats de la campagne présidentielle.

La France a pris les engagements suivants en terme d'émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) : réduction de 40% de ses émissions en 2030 par rapport à 1990 ; neutralité carbone en 2050. De nombreuses mesures ont été déjà mises en place ou décidées en 2017-2022 en matière d'investissements publics et privés, de nouvelles normes, de modification des comportements, de mesures d'accompagnement.

Le candidat E. Macron s'inscrit dans cette logique et continuerait à déployer cette stratégie. Les plans climat actuels pourraient toutefois s'avérer insuffisants. Les autres candidats affirment leurs grandes priorités en matière de transition énergétique, mais – à l'exception de EELV et LFI – donnent assez peu de détails sur la façon de réduire nettement la consommation d'énergie et de développer les énergies renouvelables. Les principaux clivages portent sur la place du nucléaire, la place de certaines énergies renouvelables (éoliennes notamment) et le rythme de réduction des émissions de GES.

France – Élections 2022 : transition énergétique

À la suite des accords de Paris (COP21 en 2015), la France s'est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2050. Deux priorités doivent être déclinées en parallèle : réduire fortement la consommation finale d'énergie, via une meilleure efficacité énergétique et des modes de consommation plus sobres ; décarboner graduellement (et totalement en 2050) la production d'énergie, en privilégiant l'électricité décarbonée, la biomasse (bois énergie, déchets), la géothermie et les pompes à chaleur. La réduction de la consommation d'énergie est indispensable, car la montée en charge des énergies décarbonées ne suffira pas à compenser l'arrêt des énergies fossiles.

Olivier ELUERE, Economiste