Italie – Au lendemain des élections italiennes, la deuxième mi-temps commence

Italie – Au lendemain des élections italiennes, la deuxième mi-temps commence
  • Des résultats attendus avec quelques surprises
  • Un chemin pavé d'embûches
  • Retour au principe de réalité

En résumé

Les prédictions des sondages ont été confirmées par la nette victoire de Giorgia Meloni aux législatives du 25 septembre. Fratelli d'Italia devient le premier parti d'Italie avec près de 26% des voix. Le Parti démocrate qui ambitionnait de dépasser les 20% n'atteint pas son objectif récoltant 19,4% des suffrages exprimés. Il fait cependant mieux que son score aux dernières législatives de 2018. La campagne de Giuseppe Conte sur le revenu de citoyenneté et le "Superbonus" a permis au Mouvement cinq étoiles (M5S) de se maintenir à la troisième place avec 15,4% des voix. Le score du M5S reste bien inférieur à celui de 2018, lorsque le mouvement s'était imposé comme le premier parti en Italie, mais il est nettement au-dessus de ce que prédisaient les sondages. Le M5S est suivi par la Ligue et Forza Italia, qui obtiennent tous deux moins de 9% des suffrages exprimés. 

Italie – Au lendemain des élections italiennes, la deuxième mi-temps commence

Giorgia Meloni n'aura pas beaucoup de temps pour former son gouvernement. En effet, la première plénière du parlement étant fixée au 13 octobre, le nouvel exécutif doit faire face à un calendrier très serré, surtout s'il souhaite décider de la future loi de finances. Il sera très difficile pour le gouvernement Meloni de présenter à la Commission européenne sa feuille de route budgétaire d'ici le 15 octobre. L'Italie devrait alors fournir un projet de budget 2023 "sans changement politique" établi en majeure partie par le gouvernement sortant qui supervise également la mise à jour du document économique et financier. Giorgia Meloni pourra cependant proposer une mise à jour rectificative au cours de l'année prochaine comme cela a été fait en Allemagne.

Sofia TOZY, Economiste