1. Contexte économique en France
2. Logements neufs
3. Bâtiments non-résidentiels neufs
4. Entretien-rénovation des bâtiments
5. Travaux publics
6. Activité BTP France
En 2025, la dégradation est restée globalement modérée pour l’ensemble du BTP, qui a subi par le passé des fluctuations bien plus fortes. L’activité a continué de baisser notamment dans le logement neuf, mais ce segment a bénéficié d’un rebond des ventes de maisons individuelles qui devrait entraîner une reprise de la maison individuelle plus forte que le marasme du logement collectif, permettant ainsi à la construction neuve de logements dans son ensemble, au bâtiment et au BTP de retrouver une croissance d’activité en 2026.
CitationLe secteur du BTP a atteint un creux de cycle en 2025. L’activité commençait ainsi à montrer des signes de reprise au second semestre 2025 et les défaillances des entreprises d’amélioration fin 2025. En effet, les défaillances d’entreprises de BTP ont augmenté de 40,2% en 2023 et de 22,5% en 2024, avant de baisser de 2,2% en 2025.
Malgré cette légère amélioration, les défaillances dépassent en rythme annuel de 28,1% au T1 2026 le niveau de 2019 d’avant-crise. Cependant, dans le même temps, le nombre d’entreprises créées a encore largement dépassé celui des défaillances et le nombre total d’entreprises de BTP a augmenté.
En 2026, la hausse des prix du pétrole liée au conflit en Iran devrait générer une hausse de l’inflation, des coûts de construction et des taux d’emprunt immobilier, et un attentisme des investissements qui devraient avoir un impact défavorable sur les ventes du BTP. Avec l’inertie liée au temps de transformation des ventes, en permis de construire, puis en mises en chantier et enfin en activité, la baisse des ventes prévue en 2026 n’impactera vraiment l’activité qu’à partir de 2027.
Au total, grâce aux chantiers en cours et au bon niveau des carnets de commandes à fin 2025, l’activité ne commencerait à vraiment fléchir que fin 2026. Compte tenu des prévisions d’un impact économique du conflit en Iran moins négatif que celui en Ukraine, le ralentissement de l’activité BTP serait moins fort en 2026 qu’en 2022. Nos prévisions d’évolution de l’activité du BTP en France sont ainsi revues à la baisse à +0,6% en volume en 2026, contre +1,3% prévu avant le conflit en Iran. L’impact négatif de cette guerre serait ensuite plus sensible à partir de 2027, avec une amplitude qui dépendra des évolutions géopolitiques au cours de 2026.