1. Dynamiques domestiques et asymétries de rattrapage : lecture de la surperformance espagnole
2. FBCF privée et publique : tensions structurelles et dépendances conjoncturelles
3. Élasticité du revenu et ancrage de la demande : le moteur domestique invisible
4. Conclusion
L’économie espagnole a connu une croissance très rapide sur la période récente : le PIB en volume a augmenté de 10 % entre le T4 2019 et le T3 2025. Peut-on attribuer la surperformance récente de l’économie espagnole à des facteurs conjoncturels tels que l’immigration, le tourisme et les fonds NGEU, ou existe-t-il des forces structurelles plus profondes qui expliquent ce dynamisme ?
Toutes les économies européennes ont affronté des chocs majeurs au cours de la période, de la chute du PIB liée à la pandémie de COVID-19, à la guerre en Ukraine et à la hausse de l’inflation qui en a résulté, offrant un cadre pour comparer leur résilience.
L’analyse détaillée des contributions des composants du PIB révèle que la croissance espagnole a reposé principalement sur la demande domestique, avec un rôle prépondérant de l’investissement et de la consommation privée et publique, tandis que les exportations nettes de biens ont contribué négativement, partiellement compensées par la résilience des exportations de services.
La formation brute de capital fixe (FBCF) a été fortement soutenue par le logement et les investissements en propriété intellectuelle, contrastant avec un investissement productif en progression encore modeste.
L’implémentation de politiques publiques ciblées sur les ménages à faibles revenus a renforcé la dynamique positive de la consommation.
CitationL’expérience espagnole de l’après-pandémie constitue un exemple particulièrement clair de la manière dont le soutien ciblé aux ménages modestes peut générer une dynamique macroéconomique robuste.