Aller au contenu principal

      Navigation principale Internet (mobile)

      • Qui sommes-nous ?
      • Dossiers ECO
Me connecter
      • FR
      • EN
Accueil - Etudes économiques

Navigation principale Internet

  • Qui sommes-nous ?
  • Dossiers ECO

Search

      • FR
      • EN

User account menu

    Me connecter
    • Connectez-vous

Connectez-vous

Les alertes mails hebdomadaires personnalisées

Une interface personnalisée

Mot de passe oublié ?
Vous n'avez pas encore de compte ?
Créez un compte
  1. Accueil
  2. Recherche
  3. Intelligence artificielle : promesse, spéculation et fragilité financière
Image principale
Intelligence artificielle : promesse, spéculation et fragilité financière
Tech-Media-Télécom
Banque - Finance

Intelligence artificielle : promesse, spéculation et fragilité financière

23 Janvier 2026
 - 
Type de contenu
Publication ECO
Copier le lien
Télécharger l’étude

Nos experts

Contacts / Experts
Image
Isabelle JOB-BAZILLE
Prénom
Isabelle
 
Name
JOB-BAZILLE
Directrice Pôle Etudes Economiques Groupe
Body

Depuis plusieurs années, les marchés financiers surfent sur une vague d’optimisme technologique sans précédent, portée par l’intelligence artificielle (IA). Les promesses de gains de productivité et de nouveaux modèles économiques ont propulsé les valorisations boursières à des niveaux record, laissant entrevoir la formation d’une bulle financière. Cette dynamique autoportée s’accompagne d’un risque accru de dégonflement brutal, susceptible de provoquer des corrections sévères sur les marchés qui pourraient fragiliser l’édifice financier.

Contacts / Experts
Image
Isabelle JOB-BAZILLE
Citation

Aujourd’hui, il ne fait guère de doute que l’intelligence artificielle constitue une technologie à usage général (GPT, General Purpose Technology) appelée à transformer en profondeur nos économies sur le long terme, à l’instar de la machine à vapeur ou de l’électricité en leur temps.

Contacts / Experts
Prénom
Isabelle
 
Contacts / Experts
Name
JOB-BAZILLE
Contacts / Experts
Intitulé de poste
Directrice Pôle Etudes Economiques Groupe
Corps

Les bulles financières sont souvent liées à des phases intenses d’innovation ou de progrès techniques, qui stimulent l’investissement et peuvent générer une exubérance irrationnelle sur les marchés. Les mécanismes sont connus : les nouvelles inventions, en ouvrant des perspectives lucratives de profits, attirent des flux massifs de capitaux sur fond d’anticipations de rentabilité excessives. Cet optimisme, amplifié par les comportements grégaires des investisseurs, alimente la hausse des valorisations, qui deviennent déconnectées des fondamentaux. Pour maximiser les gains, le recours accru à l’endettement et des prises de risques de plus en plus audacieuses deviennent également monnaie courante. Autrement dit, une bulle financière résulte de la combinaison d’une croyance excessive dans la hausse future des prix et de dynamiques collectives qui s’autoalimentent, ce qui rend l’édifice particulièrement vulnérable à tout retournement des anticipations.

Aujourd’hui, il ne fait guère de doute que l’intelligence artificielle constitue une technologie à usage général (GPT, General Purpose Technology) appelée à transformer en profondeur nos économies sur le long terme, à l’instar de la machine à vapeur ou de l’électricité en leur temps. Les grandes entreprises de la tech investissent massivement dans l’IA, avec une boucle de financement circulaire qui relie les fabricants de puces (Nvidia, AMD), les fournisseurs de Cloud computing (Microsoft, Oracle) et les développeurs de LLM (Large Language Model) comme OpenAI. Cette logique circulaire, qui mobilise des centaines de milliards de dollars, entretient la flambée des cours des actions technologiques, mais expose à un risque de correction sévère si les promesses de rentabilité ne se matérialisent pas comme prévu.

Nous avons déjà connu par le passé de telles vagues de spéculation financière – des chemins de fer à l’Internet, en passant par l’électrification – qui ont mobilisé d’énormes quantités de capitaux pour financer des technologies transformatrices dont les rendements n’étaient pas garantis à l’avance. 

Selon le consensus de marché actuel, l’éclatement de la bulle de l’IA serait comparable à celui de la bulle Internet des années 2000, dont la spéculation, concentrée sur les marchés actions sans débordement sur le crédit ni forte exposition bancaire, avait entraîné des pertes limitées pour les investisseurs exposés et des dommages économiques modestes, sans effets systémiques comme lors de la crise financière de 2008. Le danger réside en effet dans la formation de bulles alimentées par un endettement excessif, dans un contexte où les risques sont systématiquement sous-estimés et souvent masqués par des interconnexions complexes, avec des effets de propagation mal évalués vers le cœur du système financier, à savoir les banques.

À cet égard, le financement par endettement des investissements massifs dans l’IA pourrait passer par des circuits hors du système bancaire traditionnel, au moyen de montages financiers complexes et parfois opaques, reflet d’une finance mondialisée toujours plus sophistiquée. Depuis la crise de 2008, le durcissement réglementaire a favorisé l’essor du « shadow banking », où des acteurs non bancaires (fonds d’investissement ou de dette, gestionnaires d’actifs) financent, de manière directe ou indirecte, l’économie en collectant des capitaux auprès d’investisseurs (fonds de pension, assureurs, ou privés), tout en restant étroitement interconnectés au système bancaire par des lignes de crédit, des dérivés, des opérations de pensions livrées ou divers mécanismes de transfert de risque tels que la titrisation de créances. Le risque systémique persiste donc, mais sous une forme plus diffuse, véhiculée par des expositions croisées qui le rendent plus difficile à identifier et moins traçable. Les récentes faillites américaines de Tricolor et First Brands illustrent ces vulnérabilités liées à l’opacité des financements non bancaires associés, dans les deux cas, à des fraudes ou des irrégularités.

Les chocs technologiques et financiers semblent ainsi imbriqués, générant des forces autoamplificatrices qui propulsent aujourd’hui les hausses, mais pourraient demain accentuer les baisses. Les fragilités financières évoquées restent pour l’instant localisées et concentrées principalement aux États-Unis. Toutefois, si ces cas isolés venaient à s’étendre, la position centrale des États-Unis dans la finance mondiale conférerait un potentiel de propagation important, avec des effets de domino susceptibles de compromettre la liquidité globale, d’accentuer les corrélations négatives entre classes d’actifs et, in fine, de menacer la stabilité financière mondiale.

Gérer les experts

Gérer les newsletters

Désactiver mes alertes (absence)

Gérer les thématiques

Créer une alerte

La création d’une alerte de recherche sera enregistrée dans votre espace personnalisé « Votre sélection » et activera également une notification personnalisée par email. 

Gérer les régions

Nous sommes désolés, mais l’abonnement souscrit par votre entité ne vous permet pas d’accéder à ce service.
Pour toute information complémentaire, veuillez nous contacter :portail.eco@credit-agricole-sa.fr
Footer logo

Footer top navigation - Internet

  • Qui sommes-nous ?
  • Dossiers ECO
  • Contacts & Aide

Mes alertes

Subtext

Personnalisez vos contenus et recevez par e-mails les alertes

Manage preferences link
Gérer mes préférences

Social network - Internet

Pied de page - Internet

  • Mentions légales
  • Données personnelles
  • Personnalisation des cookies