Aller au contenu principal

      Navigation principale Internet (mobile)

      • Qui sommes-nous ?
      • Dossiers ECO
Me connecter
      • FR
      • EN
Accueil - Etudes économiques

Navigation principale Internet

  • Qui sommes-nous ?
  • Dossiers ECO

Search

      • FR
      • EN

User account menu

    Me connecter
    • Connectez-vous

Connectez-vous

Les alertes mails hebdomadaires personnalisées

Une interface personnalisée

Mot de passe oublié ?
Vous n'avez pas encore de compte ?
Créez un compte
  1. Accueil
  2. Recherche
  3. Italie – Rebond du revenu disponible au T3
Image principale
Italie

Italie – Rebond du revenu disponible au T3

09 Janvier 2026
 - 
Type de contenu
Publication ECO
Copier le lien
Télécharger l’étude

Nos experts

Contacts / Experts
Image
Sofia TOZY
Prénom
Sofia
 
Name
TOZY
Economiste
Body

Dans un contexte de croissance toujours modérée, l’amélioration récente du revenu disponible constitue l’un des principaux signaux de la normalisation en cours pour les ménages italiens. Après deux trimestres de hausse poussive, le revenu disponible réel progresse de 1,8% au troisième trimestre 2025, laissant un acquis de 2,3% sur l’année. Cette reprise intervient dans un environnement où la désinflation, engagée depuis la mi-2023, commence à se traduire plus clairement par du pouvoir d’achat dans les comptes des ménages.

Contacts / Experts
Image
Sofia TOZY
Citation

Si le pouvoir d'achat est désormais rétabli, après les pertes enregistrées durant la phase de hausse de l’inflation, et dépasse ses niveaux d'avant-crise, la consommation reste durablement en retrait, de sorte que l'amélioration du revenu se traduit prioritairement par une accumulation d'épargne.

Contacts / Experts
Prénom
Sofia
 
Contacts / Experts
Name
TOZY
Contacts / Experts
Intitulé de poste
Economiste
Corps

Face à une croissance du revenu nominal de 2%, la progression du pouvoir d’achat s’explique par une évolution contenue du déflateur de la consommation, limité à 0,2% au troisième trimestre. Après le rebond du début d’année, celui-ci s’est inscrit dans une trajectoire proche de zéro. Avec un acquis de 1,6% sur l’année 2025, il se situe donc à peine au-dessus de la croissance annuelle de 2024. Après 1% au T2, le revenu disponible nominal progresse de 2% au T3 d’un trimestre sur l’autre et de 4,1% sur un an. 

Si le revenu disponible réel a été marqué par un rebond, la dynamique des rémunérations réelles apparaît plus contenue. La croissance des rémunérations dans leur ensemble et celle des salaires s’établissent respectivement à 0,9% et 0,8% sur le trimestre. Après avoir été plus soutenue en 2024, elle est désormais inférieure à celle du revenu disponible réel, qui accélère nettement. Cette divergence n’est pas anodine. Elle traduit une structure de la reprise dans laquelle les revenus du travail ne sont pas les seuls moteurs.

Une lecture par composantes issue du détail des comptes des ménages confirme le diagnostic et montre que la progression du revenu disponible est portée pour une part significative par les revenus issus du patrimoine. Une recomposition des moteurs de la croissance du revenu est donc en cours. Dans un contexte de normalisation des conditions monétaires, les flux de revenus de la propriété réagissent plus rapidement que les salaires, dont l’ajustement demeure plus graduel. La reprise du revenu disponible ne se diffuse ainsi pas de manière uniforme au sein des ménages et reste davantage favorable aux détenteurs de capital mobilier. 

Avec cette nouvelle hausse, le revenu disponible réel dépasse désormais son niveau de début 2022. En niveau, le pouvoir d’achat a effacé la compression enregistrée durant la phase inflationniste. Les salaires réels sont supérieurs à leur niveau d’avant-choc (T1 2022), ce qui confirme que la phase de normalisation est désormais en partie terminé.

Cette amélioration ne s’est toutefois pas traduite pas de manière équivalente dans la consommation. Celle-ci progresse plus lentement que le revenu, de sorte que la hausse du pouvoir d’achat se retrouve principalement dans l’épargne. Le taux d’épargne atteint ainsi 11,4% au T3 pour les ménages au sens strict et 14,1 pour les ménages et ISBLM (institutions sans but lucratif au service des ménages), un niveau élevé au regard des niveaux historiques. La remontée du taux d’épargne intervient ainsi après une phase de compression marquée durant le choc inflationniste. En 2022 et 2023, la hausse rapide des prix avait conduit les ménages à puiser dans leur épargne pour maintenir leur niveau de consommation. Depuis 2024, à mesure que le pouvoir d’achat se redresse, ce mouvement s’est inversé : le revenu réel progresse plus vite que la consommation, et l’épargne se reconstitue.

Dans cette configuration, la hausse de l’épargne peut être lue comme la contrepartie d’une amélioration du revenu réel, dans un contexte de désinflation. La stabilisation des prix accroît mécaniquement la valeur réelle des encaisses et des actifs liquides détenus par les ménages, ce qui modifie les arbitrages entre détention de liquidités et consommation. Cet effet de réévaluation réelle s’ajoute à la progression des revenus nominaux et contribue à renforcer la capacité d’épargne.

Ce mouvement s’inscrit toutefois dans un environnement encore marqué par de fortes incertitudes. Le ralentissement de l’inflation ne s’est pas accompagné d’une amélioration équivalente du climat de confiance, dans un contexte international toujours instable et de visibilité encore limitée sur les perspectives économiques. La reconstitution de l’épargne apparaît ainsi à la fois comme le produit d’un redressement du pouvoir d’achat et comme une réponse prudente à un environnement perçu comme encore peu stabilisé.

Cette prudence coexiste néanmoins avec plusieurs signaux domestiques plus favorables. En dépit d’une perception négative des ménages sur l’évolution future du taux de chômage, ce dernier demeure à un niveau historiquement bas (à 5,7% novembre). La dynamique des salaires négociés s’est certes stabilisée sur le dernier trimestre, mais la trajectoire sur l’année est positive. Le revenu horaire moyen a augmenté de 3,3% entre janvier et septembre 2025 par rapport à la même période en 2024. Par ailleurs, la baisse du coin fiscal complétée avec la troisième et dernière tranche de réduction par la loi de finances 2026, a contribué ces dernières années à renforcer le revenu disponible net des ménages, notamment pour les ménages à revenu médian. Bien que l’on soit en fin de phase de récupération, l’amélioration du revenu disponible ne se traduit pas encore par une reprise franche de la consommation. 

Dans le même temps, les comptes des sociétés financières montrent une inflexion du taux de marge depuis le pic atteint en 2023. L’excédent brut d’exploitation recule en 2024 et en 2025, revenant vers des niveaux plus proches de ceux observés avant la phase inflationniste. Toutefois, ce mouvement ne s'accompagne pas d'un ralentissement de l'investissement, dont le taux demeure élevé.

Malgré une demande peu dynamique, les entreprises semblent saisir l'opportunité offerte par des taux d'intérêt plus avantageux pour renouveler et optimiser leurs capacités de production.

Corps

Notre opinion 

Si le pouvoir d'achat est désormais rétabli, après les pertes enregistrées durant la phase de hausse de l’inflation, et dépasse ses niveaux d'avant-crise, la consommation reste durablement en retrait, de sorte que l'amélioration du revenu se traduit prioritairement par une accumulation d'épargne. Après un fort épisode inflationniste comme celui de 2023, cette épargne élevée est due à deux phénomènes qui se cumulent : d'une part, des effets de richesse liés à la revalorisation des encaisses réelles ; d'autre part, un environnement d'incertitude qui limite encore la dynamique de dépense.

L'équation ʺhausse du revenu, reprise de la consommationʺ qui avait prévalu en 2021 ne semble plus s'appliquer, et l'Italie semble s'installer dans un régime où l’arbitrage consommation-épargne est tranché en faveur de cette dernière. Si ce phénomène venait à s'inscrire dans le temps, il fragiliserait davantage la demande domestique dans un contexte où les relais de croissance externe sont de moins en moins fiables.

Gérer les experts

Gérer les newsletters

Désactiver mes alertes (absence)

Gérer les thématiques

Créer une alerte

La création d’une alerte de recherche sera enregistrée dans votre espace personnalisé « Votre sélection » et activera également une notification personnalisée par email. 

Gérer les régions

Nous sommes désolés, mais l’abonnement souscrit par votre entité ne vous permet pas d’accéder à ce service.
Pour toute information complémentaire, veuillez nous contacter :portail.eco@credit-agricole-sa.fr

Sur le même sujet

Image principale
Les banques centrales ne doivent être ni sous contrôle,  ni hors de contrôle
Panorama global
Les banques centrales ne doivent être ni sous contrôle, ni hors de contrôle
Date de publication
12 Février 2026
 • 
Type de contenu
Publication ECO
Zone euro
Royaume-Uni
Scénario 2026-2027 : l’Europe fait de la résistance
Date de publication
09 Février 2026
 • 
Type de contenu
Publication ECO
Image principale
Monde – L'actualité de la semaine
Panorama global
Monde – L'actualité de la semaine
Date de publication
06 Février 2026
 • 
Type de contenu
Publication ECO
Image principale
Italie
Italie – PIB : la surprise de fin d’année
Date de publication
05 Février 2026
 • 
Type de contenu
Publication ECO
Footer logo

Footer top navigation - Internet

  • Qui sommes-nous ?
  • Dossiers ECO
  • Contacts & Aide

Mes alertes

Subtext

Personnalisez vos contenus et recevez par e-mails les alertes

Manage preferences link
Gérer mes préférences

Social network - Internet

Pied de page - Internet

  • Mentions légales
  • Données personnelles
  • Personnalisation des cookies