1. L’activité progresse de 0,1% au T4 2025 et de 1,3% sur l’année
2. Le PIB par habitant affiche deux trimestres consécutifs de baisse de 0,1% par trimestre. Néanmoins, il s’inscrit en hausse de 1% en moyenne annuelle en 2025, après une croissance nulle en 2024 grâce à un fort rebond enregistré au T1 2025.
3. L’industrie rebondit, mais les services sont à l’arrêt
4. Le secours est venu de l’État
4.1 L’investissement privé baisse sur le trimestre
5. Les dépenses publiques restent solides
6. Un début d’année 2026 encourageant
Le PIB britannique réel a crû de 0,1% en variation trimestrielle au T4 2025, selon l’estimation préliminaire de l’ONS, égalant son rythme du trimestre précédent.
La croissance moyenne annuelle de 2025 s’inscrit en légère accélération à 1,3% après 1,1% en 2024.
Au T4 2025, toutes les composantes du PIB, ou presque, marquent le pas : la consommation des ménages ralentit, l’investissement se replie, le solde commercial et les variations de stocks contribuent négativement. Seuls la consommation et l’investissement publics croissent solidement.
Les anticipations de hausses d’impôts dans le budget de l’automne expliquent en partie le rythme de croissance modeste. Les ménages ont par ailleurs dû endurer un pic d’inflation au T3 2025.
Comme suggéré par la nette amélioration des enquêtes au mois de janvier, consécutive à la dissipation de l’incertitude liée au budget de l’automne, nous anticipons un rebond de la demande domestique au T1 2026. En revanche, le contexte international restant difficile, notre scénario table sur une poursuite de la contribution négative du solde extérieur.
CitationLa modeste croissance du PIB sur la deuxième moitié de l’année dernière 2025 s’explique par une conjonction de facteurs aussi bien mondiaux que domestiques. La poussée inflationniste, la détérioration du marché du travail et les anticipations de nouvelles hausses d’impôts dans le budget de l’automne (publié le 26 novembre 2025) ont pesé sur la consommation des ménages. L’incertitude autour des annonces du gouvernement en amont du budget semble avoir joué un rôle particulier, déprimant la confiance des entreprises et des consommateurs.