1. L’inflation CPI demeure supérieure à 3%, tirée par les services et l’alimentation
2. Hausse des capacités non utilisées sur le marché du travail et baisse graduelle de la croissance des salaires
3. Notre opinion
L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (CPI) a connu un léger rebond en décembre, atteignant 3,4% sur un an, après 3,2% en novembre. Ce chiffre dépasse légèrement les anticipations du consensus qui tablait sur 3,3%, tout en restant en deçà des projections de la Banque d’Angleterre (BoE) qui anticipait 3,5% (comme nous).
Dans le même temps, l’inflation sous-jacente demeure inchangée à 3,2% sur un an. Du côté des services, la progression des prix s’est très légèrement accentuée, passant de 4,4% en novembre à 4,5% en décembre, en grande partie imputable à un renchérissement des tarifs aériens.
Le rythme de progression des salaires marque le pas, reculant à 4,5% sur un an en moyenne pour la période septembre-novembre, contre 4,6% sur août-octobre. Malgré ce fléchissement, la mémoire des chocs d’offre récents reste marquée dans l’esprit des ménages, dont les anticipations d’inflation demeurent élevées. Ce phénomène laisse présager une désinflation salariale qui continuera de s'étirer dans le temps.
Un net reflux de l’inflation se profile à l’horizon 2026 avec un passage sous la cible de 2% dès le second trimestre. Cette embellie attendue s’explique principalement par le repli des prix énergétiques, conjugué à une croissance économique en dessous du potentiel et des capacités non utilisées sur le marché du travail. Nos projections tablent sur une inflation totale avoisinant 2% en moyenne annuelle pour 2026 et 2027.
Bien que l’inflation sous-jacente s’oriente également vers une décrue, elle resterait au-dessus de la cible durant la majorité de notre période de prévision, soutenue par une dynamique salariale qui peine à se normaliser complètement.
CitationL’inflation semble avoir culminé au troisième trimestre 2025. Elle devrait avoisiner 3% au premier trimestre 2026 avant de plonger nettement sous l’objectif de 2% dès le deuxième trimestre 2026, portée par des effets de base redevenus favorables (dissipation de l’impact des hausses des prix administrés du deuxième trimestre 2025) et par une série de mesures gouvernementales visant à alléger la facture énergétique des ménages à partir d’avril 2026. Pour la BoE, les chiffres de décembre ne constituent pas une véritable surprise. Lors de sa dernière réunion de politique monétaire en décembre, la banque centrale anticipait effectivement un rebond temporaire de l’inflation au mois de décembre, attribuable à une hausse de la taxe sur le tabac et à l’augmentation des tarifs aériens.