1. Synthèse
2. Bureaux
3. Commerces
4. Entrepôts
5. Non résidentiel : stabilisation fragile dans l’expectative
Au troisième trimestre 2025, dans un contexte économique toujours peu dynamique, l’instabilité politique en France et les incertitudes géopolitiques à l’international entraînent une hausse des taux d’intérêt souverains à long terme. La volatilité de la situation incite à la prudence et à l’expectative, ce qui freine la demande immobilière.
Sur le plan structurel, les signes de ralentissement se multiplient pour le télétravail, mais pas pour le flex-office dont le développement continue de peser sur la demande en bureaux. Illustrée par la progression de Shein, le e-commerce reste en croissance, au détriment des commerces physiques. Pour la demande en entrepôts, le développement du e-commerce reste un facteur favorable, mais insuffisant pour contrer la morosité qui pèse sur la consommation.
CitationAu total, traduisant un climat d’expectative, la stabilisation actuelle des prix de l’immobilier commercial prime reste fragile. En effet, les incertitudes politiques et géopolitiques risquent de faire encore monter les taux d'intérêt souverains long terme, ce qui pourrait faire baisser les prix de l’immobilier commercial prime.
Au troisième trimestre 2025, la situation globalement toujours peu favorable a continué de peser sur la demande locative. Ainsi, les taux de vacance de toutes les principales classes d’actifs d’immobilier commercial (bureaux, commerces, entrepôts) restent en hausse.
Pour les bureaux et les commerces, la demande continue de privilégier la qualité sur la quantité de surfaces immobilières. Il en découle des marchés toujours à deux vitesses, où le prime reste relativement épargné par cette hausse des taux de vacance qui affectent surtout les marchés secondaires en périphérie.
Cependant, pour toutes les principales classes d’actifs d’immobilier commercial (bureaux, commerces, entrepôts), même le prime subit l’expectative des agents économiques, qui se traduit globalement par une stabilisation des loyers, des taux de capitalisation et des valeurs vénales.
Ainsi, sur les marchés d’investissements immobiliers, le début d’amélioration enregistré en 2024 des valeurs vénales prime a été stoppé par la hausse des taux d’intérêt souverains à long terme. En effet, le contexte politique et géopolitique compliqué a fait monter les taux d’intérêt à long terme, ce qui a stoppé l’amélioration des taux de capitalisation de l’immobilier commercial prime initiée en 2024.
Par ailleurs, grâce à quelques importantes opérations survenues à Paris et non représentatives de l’ensemble du marché, les volumes d’investissement avaient nettement augmenté au premier trimestre 2025. Cependant, cette amélioration n’a pas duré et les volumes d’investissement sont restés à des niveaux faibles sur les neuf premiers mois de 2025.
Au total, traduisant un climat d’expectative, la stabilisation actuelle des prix de l’immobilier commercial prime reste fragile. En effet, les incertitudes politiques et géopolitiques risquent de faire encore monter les taux d'intérêt souverains à long terme, ce qui pourrait faire baisser les prix de l’immobilier commercial prime.