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Pays baltes – Vivre avec le risque géopolitique
PECO et Asie centrale

Pays baltes – Vivre avec le risque géopolitique

10 Mars 2026
 - 
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Publication ECO
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Nathan QUENTRIC
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Nathan
 
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QUENTRIC
Economiste
Sommaire
1. Une liste de vulnérabilités sous les projecteurs

1.1 Vulnérabilités géographiques
1.2 Vulnérabilités militaires
1.3 Vulnérabilités démographiques, historiques, culturelles et symboliques
1.4 Vulnérabilités politiques et sociales

2. La perception de la menace russe en Europe s’est rapprochée de la vision balte

3. Des écarts de perception subsistent dans un contexte sécuritaire européen non-stabilisé

4. Une intensification de la guerre hybride : le new normal balte ?

5. Pays baltes : un effort important et constant pesant sur leurs économies
Body

L’invasion de l’Ukraine en 2022 par la Russie a profondément modifié l’équilibre de sécurité de l’espace baltique. La perception de la Russie comme une menace pour ses voisins s’est accrue. L’entrée dans l’OTAN de la Finlande et de la Suède et le réarmement européen ont largement renforcé la position stratégique des Européens dans la zone. La guerre en Ukraine draine la quasi-totalité des ressources économiques et militaires russes normalement affectées au théâtre baltique. 

Corps

En parallèle, la confiance dans l’article V de l’OTAN, socle historique de la sécurité de la région, s’est érodée. Après avoir subi le choc économique de la guerre, violent pour ces petites économies, l’avenir de ces pays dépend de la nature des nouveaux équilibres de sécurité qui pourront être construits en Europe. Les efforts financiers et humains en cours pour développer des capacités de dissuasion propres, à l’échelle balte et européenne, sont donc nécessaires. 

Au-delà du militaire, la dissuasion nécessite une forme de dialogue avec l’ennemi, qui permet d’être pris au sérieux, tout en évitant le dilemme de sécurité (perception par l’autre que le réarmement a des visées agressives). 

Ce dialogue, aujourd’hui impossible avec la Russie, est la grande inconnue des pro­chaines années. Cette fenêtre d’incertitude pèsera sur les économies baltes, surtout par le biais du financement, frein structurel dans ces économies pourtant dynamiques et innovantes.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’espace Baltique est là où la position stratégique russe s’est, sans doute, le plus détériorée, et continuera de se détériorer à mesure que pays baltes et nordiques se réarment. C’est donc aussi là que Moscou mène la guerre hybride la plus intense. Cette intensification et généralisation de la guerre hybride s’apparente à un « new normal » de la vie économique et politique de ces régions. 

Dans l’équation du retour à l’équilibre sécuritaire des pays baltes, entrent donc des éléments de subjectivité quant à la stratégie russe, plus difficiles à anticiper qu’un plan de réarmement, mais tout aussi déterminants. 

Les économies baltes n’ont pas une importance systémique en Europe, mais un choc géopolitique sur ces dernières ne serait pas pour autant bénin. Ces pays appartiennent à l'OTAN, à l'UE et à la zone euro. Une attaque contre eux provoquerait donc un choc de confiance sur ces institutions. Les pays baltes sont présents dans des niches technologiques. L’Estonie dispose de la seule chaîne européenne intégrée de séparation de terres rares et de production de magnets permanents en terres rares pour l’automobile et l’éolien (usine NPM à Sillamäe proche de Narva, inaugurée en 2025). La Lituanie est dominante dans certains segments de l’industrie des lasers utilisés pour la recherche (quasi-monopole sur certaines technologies spécifiques).

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Nathan QUENTRIC
Citation

Ce dont on parle en parlant du risque géopolitique pesant sur les États baltes, c’est du risque que la fragmentation, mondiale et européenne, se poursuive, accélère ou bifurque. En d’autres termes, il s’agit du risque que les États baltes se réveillent un jour au sein d’alliances qui ne fonctionnent de fait plus et que la Russie ait trouvé l’interstice qui lui permette de ʺdécollerʺ politiquement cette région du reste de l’Europe.

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Nathan
 
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QUENTRIC
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Intitulé de poste
Economiste
Corps

Les pays baltes, depuis leur indépendance, n’ont jamais perdu de vue le risque géopolitique que constitue le fait d’être un « petit » pays en périphérie d’un « grand ». Ils ont l’expérience historique de pays qui ont risqué de disparaître culturellement, en plus d’avoir disparu institution­nellement à plusieurs reprises. L’appartenance à l’OTAN et à l’Union européenne leur a offert une longue période pendant laquelle ils ont pu suivre une trajectoire de convergence particulièrement réussie. L’invasion de l’Ukraine par la Russie rouvre une phase de mise en lumière des vulnérabilités géopolitiques de ces pays. Celles-ci n’avaient pas disparu, mais l’architecture de sécurité européenne avait permis de les mettre au second plan du développement économique. Si ces pays, et l’Europe, se donnent en ce moment les moyens de refermer ces vulnérabilités, surtout sur le plan militaire, un retour à la « normale », qui lèverait le poids du risque géopolitique, demande aussi de retrouver d’autres formes d’équilibres (hors sphère militaire), qui restent à trouver en Europe.

 

Une liste de vulnérabilités sous les projecteurs

Corps

Le principal facteur de vulnérabilité est avant tout géographique. L'Estonie partage une frontière avec la Russie, la Lettonie avec la Russie et la Biélorussie. La Lituanie est prise en sandwich entre la Biélorussie et l'exclave stratégique russe de Kaliningrad. Ces pays se trouvent à l'extrémité orientale de l'alliance occidentale et de l'OTAN, reliés par voie terrestre uniquement par le corridor de Suwalki, fine bande de terre reliant la Pologne à la Lituanie. 

Au-delà de la géographie, des facteurs militaires contribuent à la fragilité de la situation sécu­ritaire. Malgré une population légèrement plus importante et un PIB combiné (en parité de pouvoir d’achat) comparable à celui de la Finlande, les pays baltes ne disposent pas, à ce jour, du type de dissuasion militaire indépendante crédible dont dispose Helsinki. 

Enfin, des facteurs démographiques, histori­ques, culturels et symboliques jouent égale­ment pour expliquer cette vulnérabilité. Jusqu'en 1991, les pays baltes faisaient partie du bloc de l'Est et de l'URSS. 

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La perception de la menace russe en Europe s’est rapprochée de la vision balte

Corps

Que ce soit un succès des chancelleries baltes ou le simple résultat du changement de contexte sécuritaire, l’asymétrie de perceptions qui existait entre les pays baltes et le reste de l’Europe quant au risque posé par la Russie s’est drastiquement réduite.

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Des écarts de perception subsistent dans un contexte sécuritaire européen non-stabilisé

Corps

Il est par nature impossible de connaître les intentions de l’État russe, mais les agences de renseignement de la région convergent vers l’idée que, quoi qu’il en soit, « la Russie se prépare à une confrontation durable », tout en préférant éviter une confrontation militaire directe avec l’Europe ou l’OTAN. 

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Une intensification de la guerre hybride : le new normal balte ?

Corps

S’il est difficile de connaître la direction que prendra cette confrontation hybride, les services de rensei­gnement norvégiens se risquent à une prédiction : ils estiment qu’elle s’intensifiera en cas de difficultés russes sur le front ukrainien ou de dégradation de la situation économique en Russie. Ce contexte de guerre hybride attise le risque d’incident et de confrontation armée. 

Du fait des vulnérabilités sociales et politiques mentionnées précédemment, il existe en réalité un continuum entre les scénarios de désta­bilisation hybride et ceux d’invasion.

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Pays baltes : un effort important et constant pesant sur leurs économies

Corps

Le « choc » initial lié à l’invasion générale de l’Ukraine en 2022 a eu un coût certain pour les économies baltes. En coupant les liens écono­miques avec la Russie, elles ont perdu un important débouché à l'exportation et une source d’approvi­sionnement énergétique cruciale, même si des efforts de diversification ont été entamés dès 2014.

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Notre opinion

Corps

En définitive, qu’appelle-t-on le « risque géopolitique » dans les pays baltes ? Le risque militaire, n’est pas nouveau : en 2016, un « war-game » de la Rand concluait que Moscou pourrait envahir l’Estonie et prendre Tallinn en 60 heures, sans que cette analyse ne provoque le retentissement qu’a aujourd’hui l’intrusion d’un seul avion russe dans l’espace aérien de ce pays. Ce risque strictement militaire s’est même provisoirement amoindri avec la destruction d’une grande partie de l’armée russe en Ukraine. 

Si le réarmement européen suit son cours, la Russie ne devrait pas être en mesure de refaire basculer l’équilibre des forces sur le théâtre balte en sa faveur de sitôt. Une fois le choc de l’invasion russe en Ukraine passé et maintenant que les budgets baltes et européens de réarmement sont votés, cette réalité peut progressivement être digérée par nos analyses du risque géopolitique de cette région. 

Cela mène, par exemple, l’ECFR à conclure dans une note de décembre 2025 sur un scénario d’invasion limité de l’Estonie que « sur le plan militaire, ce scénario est intenable pour la Russie. Une invasion conventionnelle de l'Estonie en 2025 (et pendant plusieurs années après la fin de la guerre en Ukraine) ne se solderait pas par une victoire, mais par un désastre stratégique. »

Alors, ce dont on parle en parlant du risque géopolitique pesant sur les États baltes, c’est du risque que la fragmentation, mondiale et européenne, se poursuive, accélère ou bifurque. En d’autres termes, il s’agit du risque que les États baltes se réveillent un jour au sein d’alliances qui ne fonctionnent de fait plus et que la Russie ait trouvé l’interstice qui lui permette de « décoller » politiquement cette région du reste de l’Europe. Il ne s’agit pas de dire que c’est là un scénario central ou probable, mais de faire apparaître le caractère existentiel pour les États baltes de la solidarité européenne, et le caractère systémique, pour l’Europe, de la sécurité des États baltes.

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