Aller au contenu principal

      Navigation principale Internet (mobile)

      • Qui sommes-nous ?
      • Dossiers ECO
Me connecter
      • FR
      • EN
Accueil - Etudes économiques

Navigation principale Internet

  • Qui sommes-nous ?
  • Dossiers ECO

Search

      • FR
      • EN

User account menu

    Me connecter
    • Connectez-vous
  1. Accueil
  2. Recherche
  3. Italie – Si la sortie de la procédure de déficit excessif est retardée, la consolidation budgétaire se poursuit
Image principale
Italie
Italie

Italie – Si la sortie de la procédure de déficit excessif est retardée, la consolidation budgétaire se poursuit

07 Mai 2026
 - 
Type de contenu
Publication ECO
Copier le lien
Télécharger l’étude

Nos experts

Contacts / Experts
Image
Sofia TOZY
Prénom
Sofia
 
Name
TOZY
Economiste
Sommaire

1. Le reliquat du Superbonus alourdit les comptes publics en 2025

1.1 2026 : une sortie de la procédure de
 

Body

Le document économique et financier du 22 avril dernier confirme l’estimation des comptes publics pour 2025 annoncée par l'Istat en janvier.

Contacts / Experts
Image
Sofia TOZY
Citation

Le gouvernement reste attaché à la stratégie de consolidation budgétaire, mais les conséquences de l'environnement actuel risquent de lui compliquer la tâche. Si les prévisions incluses dans le Document de finances publiques intègrent les effets du choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient, elles restent optimistes par rapport aux estimations de notre scénario qui envisage un impact négatif légèrement plus important sur la croissance à 0,3% en 2026, soit 0,3 point de différence avec le DFP.

Contacts / Experts
Prénom
Sofia
 
Contacts / Experts
Name
TOZY
Contacts / Experts
Intitulé de poste
Economiste

Le reliquat du Superbonus alourdit les comptes publics en 2025

Corps

Le déficit pour l'année 2025 devrait rester au-dessus de la barre des 3% à 3,1% du PIB. Ce solde définitif est également celui qui a été transmis à la Commission européenne dans le cadre de la procédure de déficit excessif, repoussant définitivement d'un an la sortie de la procédure.

Si la sortie de la procédure de déficit excessif est retardée, la consolidation budgétaire se poursuit. L'année 2025 se caractérise en effet par une amélioration du ratio de solde public sur PIB de -3,4% en 2024 à -3,1%. Le solde primaire s'améliore également par rapport à l'année précédente, passant d'un excédent de 0,5% en 2024 à 0,8% en 2025, grâce à une hausse des recettes plus dynamique que celle des dépenses. La croissance des recettes publiques a été portée par une hausse des recettes issues des impôts directs, soutenue par les autres dispositifs (IRES et impôt de substitution), malgré des déductions fiscales plus importantes sur les revenus des ménages moyens.

Dans le même temps, la croissance des dépenses est restée maîtrisée et concorde avec les projections officielles. Elle augmente ainsi de 3%, tirée par la croissance de la masse salariale ainsi que par celle des dépenses en capital. Ces dernières ont bondi de 13,6% sous l'impulsion des derniers reliquats du Superbonus, dont le coût avoisine 8,4 milliards d'euros (soit 0,4% du PIB). Sans cet élément, le solde public aurait été de 2,7%.

L'accélération de nombreux projets du Plan national de relance et de résilience a par ailleurs soutenu les investissements fixes bruts, en hausse de 9,6%. Les dynamiques favorables, tant du côté des recettes que des dépenses courantes, sont également visibles dans les flux de trésorerie avec un besoin de financement net du secteur public quasi stable à fin décembre 2025. Il est en outre inférieur aux prévisions du Document de planification des finances publiques (DPFP) 2025, à 5,5% du PIB, malgré l'augmentation des compensations liées aux crédits d'impôt pour les bonus immobiliers.

Le montant des dépenses d'intérêts a été, en revanche, inférieur aux attentes, son incidence sur le PIB (3,9%) restant ainsi inchangée par rapport à l'année précédente. La politique de consolidation budgétaire menée ces trois dernières années, malgré un contexte macroéconomique difficile, conjuguée à la stabilité du gouvernement Meloni depuis son arrivée au pouvoir, a conduit les marchés financiers et les agences de notation à revoir favorablement leur appréciation du risque souverain italien. Il s'en est suivi une compression notable du spread (l'écart entre le BTP 10 ans et le Bund), dont la moyenne annuelle est tombée à un peu plus de 90 points de base, contre environ 162 points de base sur la décennie précédente.

Si les soldes publics se démarquent par une amélioration notable, la dynamique du ratio de dette appelle une lecture différente. Le ratio dette/PIB s'est ainsi établi à 137,1% en 2025, soit une hausse de 2,4 points par rapport à 2024 (134,7%). La hausse de l'endettement reste cependant principalement imputable à l'ajustement stock-flux dû à l'absorption des arriérés de crédits d'impôt immobiliers. Si les dépenses correspondantes avaient été intégrées dans les comptes publics lors des exercices précédents (2021 et 2022), leur absorption dans la dette publique s'effectue seulement à partir de 2025 : les crédits fiscaux générés par les anciens dispositifs continuent en effet d'être mobilisés en trésorerie, alimentant la variation du stock de dette indépendamment du solde courant. Ce différentiel atteint près de 2,6% du PIB pour l'année 2025, soit en nette hausse par rapport au différentiel de 2024 (1,1%), et devrait continuer de peser sur la trajectoire de la dette au cours des deux prochaines années via des variations du stock de dette indépendantes du solde courant.

2026 : une sortie de la procédure de déficit excessif sous contraintes

Corps

Toute chose égale par ailleurs, l'année 2026 devrait être celle de la sortie du déficit excessif. Sur la base d’un scénario de croissance à 0,6%, qui prend en compte les impacts potentiels de la dégradation de la situation au Moyen-Orient, le gouvernement retient un déficit de 2,9% du PIB. Si les effets du Superbonus devraient être absorbés, le redressement du solde budgétaire devrait principalement s'appuyer sur une amélioration du solde primaire, dont l'excédent devrait atteindre 1,2% du PIB. La progression de la dépense nette, principal indicateur de référence pour la surveillance budgétaire européenne, devrait, après avoir été légèrement supérieure à l'objectif en 2025, rester contenue à +1,6%, soit en ligne avec les engagements du Plan Structurel Budgétaire (Piano Strutturale di Bilancio) 2025-2029. La charge d'intérêt devrait, quant à elle, augmenter à 4,1% du PIB, reflétant des conditions de financement plus strictes dans un marché qui reste volatil en raison de l'environnement incertain. Le spread italien reste néanmoins contenu autour de 100 points de base depuis le début d'année, reflétant la perception par les marchés d'une vulnérabilité de l'Italie aux chocs énergétiques plus marquée que celle de ses voisins. En ce qui concerne la dette publique, la révision à la hausse du ratio en 2025 et la poursuite de l'absorption de la dette liée au Superbonus devraient entraîner une hausse du ratio de dette avec un point haut à 138,6% du PIB en 2026 avant d'amorcer une décrue : 138,5% en 2027, 137,9% en 2028, 136,3% en 2029. Pour les années suivantes, les projections de déficit indiquent une poursuite de l'ajustement avec 2,8% en 2027, 2,5% en 2028, 2,1% en 2029. La sortie de la procédure de déficit excessif en 2026 reste l'objectif central du gouvernement, à condition que la trajectoire de dépenses soit respectée et que les hypothèses macroéconomiques se confirment.

Notre opinion

Corps

Le gouvernement reste attaché à la stratégie de consolidation budgétaire, mais les conséquences de l'environnement actuel risquent de lui compliquer la tâche. Si les prévisions incluses dans le Document de finances publiques (DFP) intègrent les effets du choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient, elles restent optimistes par rapport aux estimations de notre scénario qui envisage un impact négatif légèrement plus important sur la croissance à 0,3% en 2026, soit 0,3 point de différence avec le DFP. Une croissance plus faible produit deux effets qui se conjuguent pour creuser le déficit : un moindre dynamisme des recettes fiscales d'une part et une hausse potentielle des dépenses d'autre part. Pour le moment, le decreto bollette de 5 milliards (115 euros d'aide visant les factures d'énergie pour les ménages vulnérables) et la réduction temporaire des accises carburant constituent les premiers dispositifs déployés. Si l'impact de la crise s’avérait plus prononcé, de nouvelles mesures (notre hypothèse) pourraient venir creuser le déficit aux alentours de 3,2% du PIB, rendant plus incertaine la sortie de la procédure de déficit excessif en 2026. Parallèlement, une inflation plus forte jouerait favorablement sur le dénominateur PIB nominal, produisant un effet favorable sur le ratio dette/PIB qui compense partiellement des hypothèses de taux plus conservatrices. Aussi, malgré un taux apparent de la dette basé sur des hypothèses de marché plus conservatrices, le ratio se stabilise. L'écart entre les trajectoires des deux scénarios tient moins à la capacité de l'Italie à dégager un excédent primaire, assurée dans les deux scénarios, qu'aux hypothèses retenues sur l'environnement macroéconomique et les conditions financières qui impactent le ratio dette/PIB via l’effet boule de neige. Dans un contexte de taux durablement élevés, où l'Italie paie désormais la vulnérabilité de son économie au choc gazier, et de croissance faible, le service de la dette constitue la contrainte effective, absorbant une part croissante des marges budgétaires disponibles : c'est là le véritable point de fragilité de la trajectoire italienne, davantage que la dynamique du solde primaire, dont la maîtrise est déjà bien intégrée.

Créer une alerte

La création d’une alerte de recherche sera enregistrée dans votre espace personnalisé « Votre sélection » et activera également une notification personnalisée par email. 

Sur le même sujet

Image principale
Panorama global
Podcast – Les faits marquants de la semaine ‒ 27 avril 2026
Date de publication
27 Avril 2026
 • 
Type de publication
Podcast
Image principale
Consolidation bancaire européenne 2025
Zone euro
Zone euro – L’augmentation des importations pèse sur la balance commerciale
Date de publication
27 Avril 2026
 • 
Type de contenu
Publication ECO
Image principale
GRECE
Grèce
Grèce – Croissance solide, vulnérabilités externes
Date de publication
21 Avril 2026
 • 
Type de contenu
Publication ECO
Image principale
Europe gaz petrole
Energie
Union européenne
Union européenne – Des dépendances énergétiques à géométrie variable
Date de publication
17 Avril 2026
 • 
Type de contenu
Publication ECO
Footer logo

Footer top navigation - Internet

  • Qui sommes-nous ?
  • Dossiers ECO
  • Contacts & Aide

Mes alertes

Subtext

Personnalisez vos contenus et recevez par e-mails les alertes

Manage preferences link
Gérer mes préférences

Social network - Internet

Pied de page - Internet

  • Mentions légales
  • Données personnelles
  • Personnalisation des cookies