1. Les forces domestiques éloignent le risque récessif
2. Prévisions économiques & financières
Ce scénario est élaboré sur fond d’incertitude militaire, politique et économique telle qu’elle rend l’exercice de prévision de l’ampleur des chocs et de leur impact macro-économique particulièrement hasardeux.
Mais une certitude existe. C’est celle du resserrement de la contrainte extérieure pour la zone euro, subissant des prix plus volatils sur les marchés mondiaux de l’énergie. Si, contrairement à 2022, le risque se pose moins en termes de pénuries, sa vulnérabilité aux prix mondiaux a augmenté et la zone ne s’inscrit plus sur le chemin désinflationniste tranquille d’avant la guerre au Moyen-Orient. Même si le scénario reconnaît l’existence d’un risque de moyen long terme lié à la circulation par le détroit d’Ormuz, la récession et la persistance de l’inflation sont reléguées à des scénarios adverses. Néanmoins, le choc d’offre d’énergie et son corollaire inflationniste sont amplifiés par la combinaison de possibles contraintes sur des capacités d’offre, d’un durcissement des conditions financières et d’une incertitude croissante : une combinaison défavorable à notre scénario pré-guerre d’accélération de l’investissement.
La situation économique et financière solide des acteurs privés, couplée à une orientation globalement neutre et localement (notamment en Allemagne) expansionniste de la politique budgétaire, devrait toutefois assurer une croissance de 0,8% en 2026 et de 1,1% en 2027.
CitationLa contrainte extérieure se resserre avec un coût de l’énergie en hausse, qui accroît l’écart de compétitivité avec les autres zones. L’impact sur l’inflation est immédiat et pèse sur une croissance plus atone en 2026, mais qui reste en territoire positif. Également touchés, l’investissement et la consommation privée sont freinés, mais continuent de soutenir la croissance malgré une politique monétaire extrêmement réactive.