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Consolidation bancaire européenne 2025
Zone euro

Zone euro – L’augmentation des importations pèse sur la balance commerciale

27 Avril 2026
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La zone euro enregistre en 2025 un excédent de sa balance commerciale de 150 Mds €, soit un léger recul par rapport à 2024, qui s’explique par la croissance plus importante des importations (+2,8% en valeur) que celle des exportations (+2,3%). La crise sanitaire de la Covid-19 et le conflit en Ukraine avaient eu pour conséquence une forte augmentation de la valeur des importations (notamment tirée par le prix du gaz), faisant passer la balance commerciale de la zone euro en déficit en 2022 (-344 Mds €), une situation inédite sur la période 2015-2025.

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Le commerce des pays de la zone euro s’appuie en grande partie sur les échanges avec leurs partenaires de l’Union Européenne non-membres de la zone euro, mais leur dépendance vis-à-vis de la Chine est croissante. Si les États-Unis ont tenté de restreindre leurs importations de produits européens via l’imposition de droits de douane destinés à limiter leur déficit commercial, force est de constater que les exportations de la zone résistent et enregistrent même des performances en amélioration sur les produits chimiques – qui représentent 63% de l’excédent commercial de la zone vis-à-vis des États-Unis

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Ce déficit s’explique par le rebond des importations, très largement supérieur à celui des exportations sur les années 2021 (+22,3% contre +14,3%) et 2022 (+38,3% contre +18,3%). Or, le détail des balances commerciales par secteur montre l’importance de la facture énergétique, consécutive à la crise de 2022 : la balance énergétique de la zone, structurellement déficitaire, s’est aggravée de 133% en 2022 quand les secteurs dont le solde initial était de taille similaire ont vu leurs variations annuelles fluctuer entre +5% (industrie chimique) et -30% (machines et équipements). 

La légère dégradation de la balance commerciale en 2025 par rapport à 2024 (-9 Mds €) s’explique par la baisse de l’excédent du solde des machines et équipements de transport (-16%) et de celui des produits alimentaires (-37%), qui ne compensent pas la réduction du déficit énergétique (-10%) et la légère augmentation de l’excédent de la balance des produits chimiques (+7%).

L’évolution de la balance commerciale s’accompagne également d’une recomposition des flux vis-à-vis des principaux partenaires commerciaux de la zone. Les pays de la zone euro ont ainsi accru entre 2002 et 2025 leurs échanges avec leur premier partenaire commercial : les pays de l’Union Européenne non-membres de la zone. La part des exportations vers ces pays a augmenté de 7 points de pourcentage entre 2002 et 2025 (de 15% des exportations totales à 22%), tandis que la part des importations a augmenté de 8 points (de 15% à 23%). Sur la même période, le Royaume-Uni, qui était un partenaire bien implanté (20% des exportations, 15% des importations en 2002, soit le deuxième partenaire), a vu sa part divisée par deux pour les exportations et par trois pour les importations.

Cette recomposition fait la part belle à la Chine, destination privilégiée des exportations de la zone euro entre 2013 et 2020 (environ 8% du total), et qui s’est surtout imposée comme un partenaire central pour les importations de la zone : de 6% en 2002, sa part a explosé à 16 % en 2025 dans le total des importations de la zone. Après avoir connu une baisse dans la seconde moitié des années deux-mille, le poids des États-Unis dans les échanges commerciaux de la zone euro, renoue en 2025 avec ses niveaux de 2002, (17% des exportations et 13% pour les importations). 

Les balances commerciales par secteur vis-à-vis des principaux partenaires hors Union Européenne (Royaume-Uni, États-Unis et Chine) témoignent de la situation de la zone euro : ses besoins en énergie (elle est déficitaire vis-à-vis des trois pays), sa force sur les produits alimentaires (excédentaire avec les trois pays) ainsi que sa capacité à atteindre les marchés américain et britannique : avec un excédent sur les produits chimiques (114 Mds € avec les États-Unis, 19 Mds € avec le Royaume-Uni), un excédent sur les machines et équipements de transport (73 Mds € et 65 Mds €) et sur les autres produits manufacturiers (48 Mds € et 36 Mds €), qui permettent d’enregistrer un excédent total de respectivement 180 Mds€ et 150 Mds €. En revanche la zone euro est fortement dépendante de la Chine, notamment pour les machines et équipements de transports (déficit de 148 Mds €) et les autres produits manufacturiers (-116 Mds €), qui tirent le solde commercial total envers la Chine vers un déficit de 277 Mds €.

À noter que l’excédent commercial de 2025 vis-à-vis des États-Unis (180 Mds €) est historiquement le plus élevé. Il est tiré par la forte progression des exportations de produits chimiques, poste présentant le plus gros excédent (114 Mds €) et en croissance de 24,5% sur un an. Ces produits ont en effet bénéficié d’exemptions de droits de douane tandis que la plupart des produits européens ont vu leurs droits augmenter à au moins 10%. On constate ainsi un recul des soldes sur les autres segments en 2025 : -0,3% sur l’énergie, -2% sur les produits manufacturiers, -14,8% sur les machines et équipements, -15,6% sur les produits alimentaires, -26,7% sur les matières premières et -128,7% sur les autres produits. 

Les principaux soldes déficitaires avec la Chine se sont creusés : -5,7% pour les autres produits manufacturiers et -17% sur les machines et équipements de transport. Le déficit en produits chimiques, certes plus réduit (20 Mds €), a augmenté de 176,8% par rapport à 2024.

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