1. Une décennie de quasi-stagnation
2. Une reprise tirée par la demande interne
3. À l’origine de la reprise, services et matières premières
4. Le rôle « ambigu » des échanges extérieurs dans la reprise récente
5. Les faiblesses structurelles sont connues et demeurent
À la suite de la crise économique et politique de la mi-temps des années 2010, le Brésil semblait enferré dans une croissance modeste et vouée à le rester. Or, la reprise post-Covid a surpris par sa vigueur puis sa durabilité, bousculant systématiquement les prévisions et relançant le débat sur le rythme de croissance potentielle. Il ne s’agit pas ici de s’interroger sur les développements conjoncturels, mais de déceler ne serait-ce que des pistes d’explication à cette robustesse récente.
CitationSelon le FMI, ʺà moyen terme, la croissance devrait revenir à 2,5%ʺ : une amélioration significative au regard des résultats de la tendance pré-Covid. Si les perspectives de croissance plus ferme couplée à des déséquilibres ʺdigestesʺ s’améliorent, la structure productive ne devrait pas significativement changer : il s’agirait donc d’une croissance plus solide mais sur des bases sectorielles traditionnelles, en ligne avec les performances récentes.