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Monde – L'actualité de la semaine
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Monde – L'actualité de la semaine

27 Mars 2026
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Publication ECO
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Philippe VILAS-BOAS
Prénom
Philippe
 
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VILAS-BOAS
Economiste
Sommaire

1. Des marchés financiers dans l’attente d’une solution diplomatique très incertaine

2. Consultez nos articles sur l’actualité économique et géopolitique publiés cette semaine
 

Body

Les marchés financiers ont de nouveau connu des mouvements erratiques cette semaine, alternant phases de tensions et accalmies passagères.

Des marchés financiers dans l’attente d’une solution diplomatique très incertaine

Corps

L’ultimatum de 48 heures fixé le 21 mars par les États-Unis pour rouvrir le détroit d’Ormuz, sous peine de bombardements des centrales électriques iraniennes, a rapidement été prolongé de cinq jours. Durant cette période, l’administration Trump a indiqué avoir engagé des négociations et proposé un plan de paix en quinze points. Celui-ci a toutefois été rejeté par l’Iran, qui entend également imposer ses propres conditions. Avant même l’échéance de cette prolongation, un nouveau report de l’ultimatum au 6 avril a été annoncé. La fébrilité des marchés obligataires et des matières premières n’est vraisemblablement pas étrangère aux revirements du président américain. À ce stade de la confrontation, l’hypothèse d’une escalade militaire ne peut être écartée, tandis que les progrès diplomatiques semblent encore assez limités. 

Cette guerre qui se prolonge devrait laisser des traces sur l’inflation et l’activité mondiale, comme le souligne le rapport intermédiaire de l’OCDE sur les perspectives de croissance. Si la projection de croissance mondiale pour 2026 demeure inchangée à 2,9% par rapport à l’exercice de décembre, l’organisation estime qu’elle aurait pu être relevée d’environ 0,3 point de pourcentage en l’absence du conflit. En revanche, la croissance de la zone euro a été nettement révisée à la baisse, à 0,8% en 2026 contre 1,2% précédemment, tandis que l’inflation moyenne a été revue à la hausse de 0,7 point, pour atteindre 2,6%. 

L’indice d’activité composite américain, issu de l’enquête PMI, a reculé à 51,4 points en mars, après 51,9 points en février, au plus bas depuis onze mois, signalant un ralentissement de la dynamique économique. Ce fléchissement porte la marque de la guerre au Moyen-Orient, qui a entraîné une hausse marquée des prix de l’énergie et d’autres intrants. L’activité dans les services ressort en net ralentissement (indice à 51,1 après 51,7) tandis que l’activité industrielle s’est, en revanche, améliorée (52,4 après 51,6). L’enquête met en évidence une accélération des pressions sur les coûts de production, l’indice des prix des intrants passant de 60 en février à 63,2 en mars. Ces tensions se répercutent assez sensiblement sur les prix à la production, avec un indice passant de 56,9 à 58,9. Dans le même temps, l’indice de l’emploi du secteur privé est passé en zone de contraction, à 49,7 contre 50,4 en février, une première depuis treize mois.

En parallèle, les prix des importations américaines ont progressé de 1,3% sur un mois en février, soit la plus forte hausse enregistrée depuis mars 2022, suggérant ainsi une accentuation des pressions inflationnistes dans les mois à venir. En glissement annuel, les prix ont augmenté de 1,3% après 0,6% en janvier. Aux tensions déjà générées par les droits de douane américains s’ajoutent désormais celles liées au conflit au Moyen-Orient. Encore contenues à ce stade, ces pressions pourraient néanmoins conduire la Réserve fédérale à revoir ses anticipations d’inflation et l’orientation de sa politique monétaire si la guerre devait se prolonger. L’arbitrage entre préoccupations inflationnistes et risques sur l’emploi semble désormais pencher davantage en faveur de la lutte contre l’inflation. 

Dans la continuité des accords récemment conclus par l’Union européenne avec l’Indonésie en septembre dernier et l’Inde en janvier, l’UE a signé mardi un nouvel accord commercial avec l’Australie. Celui-ci prévoit la suppression de la quasi-totalité des droits de douane sur les produits européens exportés, en contrepartie d’un abaissement à zéro des droits de douane sur les importations de minéraux critiques australiens. Certains produits agricoles importés, tels que le bœuf, resteront toutefois soumis à des quotas tarifaires, avec une mise œuvre progressive étalée sur sept ans. Par ailleurs, le relèvement du seuil de la taxe sur les véhicules électriques de luxe devrait faciliter une meilleure pénétration du marché australien par les constructeurs européens. Cet accord est perçu comme une avancée majeure pour réduire la dépendance des pays de l’Union aux terres rares chinoises et renforcer la sécurisation des chaînes d’approvisionnement mondiales. Les deux parties ont en outre signé un accord visant à approfondir leur coopération en matière de sécurité et de défense. 

L’indice de confiance des consommateurs en zone euro a reculé de 4 points en mars pour s’établir à -16,3, soit son plus bas niveau depuis octobre 2023 et nettement en deçà de sa moyenne de long terme (-10). En parallèle, l’indice composite PMI d’activité de la zone, a fléchi à 50,5 contre 51,9 en février, sous l’effet du ralentissement de l’activité des services (indice à 50,1 contre 51,9 précédemment) tandis que le secteur manufacturier s’est redressé à 51,4 après 50,8. Par ailleurs, l’indice des prix des intrants des producteurs industriels a bondi de plus de 10 points, tiré par la forte hausse des prix de l’énergie (au plus haut depuis octobre 2022). Les prix à la production demeurent toutefois contenus. Les répercussions du conflit au Moyen-Orient font craindre un ralentissement significatif de l’activité européenne, plus durement impactée par les prix de l’énergie, déjà plus élevés que dans d’autres régions. Si les premiers signaux de décélération conjoncturelle apparaissent désormais assez clairement au regard des enquêtes mensuelles, celles‑ci suggèrent néanmoins une croissance du PIB encore positive au premier trimestre 2026. 

Lors d’une réunion à Francfort, Christine Lagarde a réaffirmé la volonté de la Banque centrale européenne d’intervenir rapidement en cas de dérapage inflationniste découlant du conflit au Moyen-Orient. Elle a toutefois souligné que la situation actuelle différait sensiblement de la crise énergétique de 2021-2022, insistant sur la nécessité d’une analyse fine des évolutions en cours. La présidente de la BCE s’est déclarée particulièrement vigilante face aux signaux précurseurs d’une inflation qui se généraliserait. Elle a déclaré qu’« un dépassement important mais pas trop persistant de l’objectif d’inflation dû au choc énergétique actuel pourrait justifier un resserrement modéré de la politique monétaire. » Cette approche pragmatique vise à adapter la réponse de l’institution à la nature et à la durée du choc subi par l’économie européenne. Christine Lagarde a également précisé que la BCE procèderait à une réévaluation régulière des différents scénarios économiques pour déterminer la réponse la plus appropriée à chaque réunion de politique monétaire. 

Les marchés actions mondiaux ont connu une quatrième semaine consécutive de turbulences, l’aversion au risque s’intensifiant à mesure que perdure l’incertitude autour de la guerre en Iran. D’importantes ventes d’actions réalisées ces derniers jours par des fonds de pensions américains ont renforcé le pessimisme des investisseurs. Dans ce contexte, l’Euro Stoxx 50 est resté globalement stable sur la semaine, malgré des évolutions en dents de scie, tandis que le S&P 500 a enregistré un repli limité à 0,5%. Les rendements des obligations souveraines ont en revanche nettement progressé, en réaction au regain de risque inflationniste provoqué par la hausse du prix du pétrole et du gaz. Les rendements des bons du Trésor américains et européens à 2 ans ont ainsi respectivement encore augmenté de 11 et 7 points, soit au total 63 et 75 points depuis un mois ; tandis que les taux à 10 ans ont gagné 8 points de base sur la semaine, soit une hausse d’environ 50 points de base sur un mois. Les primes de risque souveraines française, espagnole et italienne se sont écartées de quelques points supplémentaires par rapport au Bund allemand sur la semaine. La devise européenne s’est dépréciée de 0,3% face au dollar. Enfin, le prix du baril de pétrole en mer du Nord, après avoir chuté massivement lundi de 112$ à 98$ à la suite de l’annonce par D. Trump de négociations, est progressivement remonté pour atteindre 110$ vendredi, niveau élevé mais qui reste en baisse sur la semaine, pour la première fois depuis le début du conflit. 

Consultez nos articles sur l’actualité économique et géopolitique publiés cette semaine

Corps

Europe - Secteur bancaire : un secteur bancaire solide dans un contexte géopolitique incertain

Le Risk Dashboard T4 2025 de l’Autorité bancaire européenne (ABE)* met en évidence la solidité d’ensemble du secteur bancaire européen, dans un contexte de montée des incertitudes. Les banques conservent des niveaux élevés de capital et de liquidité, la qualité des actifs demeure globalement bien orientée et la rentabilité reste soutenue. Dans le même temps, l’environnement se complexifie : les tensions géopolitiques s’intensifient, les effets favorables de la remontée des taux sur les revenus commencent à s’atténuer. Trois enseignements principaux se dégagent.

Allemagne – Industrie : repli marqué en début d’année et signaux avancés contrastés

L’activité dans l’industrie allemande enregistre un recul en ce début d’année, marqué par une baisse de la production industrielle en janvier de 2,5% sur un mois et de 2,4% sur un an. Si les enquêtes de conjoncture suggèrent un rebond sur la fin du trimestre, la reprise demeure fragile sous l’effet de la dégradation des anticipations et des risques externes en hausse.

Malaisie – Horizon 2030 : vers une économie à hauts revenus ?

Économie ouverte, fondée sur une double spécialisation (matières premières et industrie électronique), la Malaisie bénéficie de perspectives de croissance dynamiques et de fondamentaux macroéconomiques solides. À moyen terme, l’objectif est de devenir un pays à hauts revenus d’ici 2030 : une cible atteignable, qui supposera toutefois de dépasser la trappe aux revenus intermédiaires dans laquelle le pays pourrait s’enfermer faute des réformes budgétaires et structurelles nécessaires pour accompagner la croissance. 

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