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Monde – L'actualité de la semaine
Panorama global

Monde – L'actualité de la semaine

10 Avril 2026
 - 
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Publication ECO
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Nos experts

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Philippe VILAS-BOAS
Prénom
Philippe
 
Name
VILAS-BOAS
Economiste
Sommaire

1. Highway to Oil?

2. Consultez nos articles sur l’actualité économique et géopolitique publiés cette semaine

3. Évolution des marchés

4. Tendances à suivre
 

Body

En dépit du soulagement apporté par la conclusion in extremis d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, intervenu juste avant l’expiration de l’ultimatum promettant des attaques massives contre les infrastructures civiles iraniennes, l’épée de Damoclès sur l’approvisionnement énergétique mondial ne semble pas encore levée.

Podcast title
Les faits marquants de la semaine du 6 au 10 avril 2026

Podcast description

Comme chaque semaine, les experts de la direction des Études Économiques du Crédit Agricole reviennent en quelques minutes sur les derniers faits marquants de l'économie.

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Highway to Oil?

Corps

La proposition iranienne en dix points, qualifiée par les États-Unis de « base de travail » en vue d’un approfondissement des négociations, comporte en effet des éléments jugés « irréconciliables » au regard des déclarations américaines antérieures, tels que le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz, l’acceptation de l’enrichissement de l’uranium par l’Iran ou encore le retrait des forces armées américaines de la région. Ces différends non résolus suggèrent avant tout l’instauration d’une trêve fragile plutôt que l’émergence d’une paix durable. Cette accalmie a néanmoins permis aux marchés financiers d’enrayer, au moins temporairement, les baisses observées depuis le début du conflit. L’incertitude demeure toutefois élevée quant à la possibilité d’une détente durable dans la région et d’un processus de « normalisation » du transit par le détroit. Les dommages déjà infligés aux infrastructures énergétiques régionales devraient continuer de peser sur l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz durant encore plusieurs mois, conduisant à une réévaluation des perspectives d’activité économique et d’inflation avec des risques stagflationnistes en toile de fond. 

Aux États-Unis, l’indice d’activité des services (ISM) a reculé à 54 points au mois de mars, après 56,1 points en février, signalant un net ralentissement, tandis que l’indice des prix des intrants dans l’industrie a bondi de 7,7 points pour atteindre 70,7 points, son plus haut niveau depuis octobre 2022. Cette hausse s’explique principalement par l’augmentation des prix des carburants, dont l’impact sur les entreprises est quasi immédiat, mais également par la progression des prix des matériaux de construction tels que le bois, le cuivre et l’acier, qui ont également été cités dans les enquêtes comme facteur pénalisant l’activité. En parallèle, l’indice sur l’emploi a baissé à son plus bas niveau depuis décembre 2023, à 45,2 points, sous le seuil de contraction estimé à 50 points. Cela est toutefois en contradiction avec les données du marché du travail publiées la semaine précédente, qui indiquaient un net rebond des créations d’emplois. Cette dégradation des indicateurs ISM reflète les inquiétudes des entreprises face aux pressions inflationnistes résultant de la guerre au Moyen-Orient, ajoutant à la surcharge des droits de douane des surcoûts énergétiques majeurs. Dans l’ensemble, ces enquêtes suggèrent que la Réserve fédérale pourrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés pendant un laps de temps assez long. Par ailleurs, la croissance du PIB américain a été révisée à la baisse à 0,5% au dernier trimestre 2025, en rythme annualisé, contre 0,7% auparavant et 1,4% dans sa version initiale. Au total, l'économie américaine a connu une croissance annuelle moyenne de 2,1%, mais avec des évolutions trimestrielles assez contrastées (contraction de 0,6% au T1, progression de 3,8% au T2 et de 4,4% au T3). Enfin, les minutes du FOMC révèlent que les membres du comité estiment qu’un conflit prolongé au Moyen-Orient entraînera probablement une hausse plus durable des prix de l’énergie et que l’augmentation des coûts des intrants pourrait se transmettre davantage à l’inflation sous-jacente. 

En zone Euro, l’indice des prix à la production pour le mois de février a surpris à la baisse, enregistrant un recul de 0,7% sur le mois, après une hausse de +0,8% (révisée) en janvier ; il baisse ainsi de 3%, contre 
-2% en janvier sur un an. Dans le même temps, les ventes au détail de la zone euro ont reculé de 0,2% sur le mois, après être restées inchangées en janvier et affichent une progression sur un an limitée à 1,7%, après 2,1% en janvier. 

Dans ce contexte, les marchés actions mondiaux se sont fortement redressés, portés par l’annonce d’un cessez-le-feu et les perspectives de négociations. L’Euro Stoxx 50 a progressé de 3,8% et le S&P 500 de 3,7% sur la semaine, effaçant ainsi les pertes enregistrées depuis le début de l’année. Les rendements des obligations souveraines américaines et allemandes sont restés relativement stables, tout en demeurant supérieurs d’environ 15 points de base à leurs niveaux observés un mois plus tôt. Les primes de risques française, espagnole et italienne se sont resserrées par rapport au Bund allemand, respectivement de 5, 3 et 8 points de base. En parallèle, sur le marché du crédit, les primes d’assurance contre le risque de défaut se sont détendues sur les principaux indices. La devise européenne s’est appréciée de 1,2% face au dollar. Enfin, le prix du baril de pétrole en mer du Nord a nettement reculé de 10,4% à la suite de l’annonce du cessez-le-feu, tout en demeurant élevé, autour de 98 dollars le baril actuellement, tandis que le prix du WTI dépasse celui du Brent depuis le 2 avril.

Consultez nos articles sur l’actualité économique et géopolitique publiés cette semaine

Corps

Royaume-Uni – Guerre au Moyen-Orient : premiers impacts sur la confiance

Les enquêtes PMI sur le climat des affaires du mois de mars indiquent déjà un ralentissement de l’activité outre-Manche, mais non un effondrement brutal. L’optimisme des entreprises pour l’année à venir se dégrade : il se replie à son niveau le plus bas depuis mi-2025. 

L’impact de la guerre au Moyen-Orient se traduit surtout par une envolée spectaculaire des pressions inflationnistes. Les coûts de production se redressent partout en raison de la hausse des prix des matières premières et des coûts de transport, avec des impacts particulièrement violents dans l'industrie. En revanche, les entreprises ne répercutent qu'une partie de cette hausse dans leurs prix de vente, aux dépens de leurs marges. La hausse des prix de vente dans l’ensemble du secteur privé atteint néanmoins un plus haut depuis onze mois. 

Certains indicateurs résistent. La demande dans l’industrie continue de progresser, bien qu’à un rythme ralenti. En outre, la baisse de l’emploi dans le privé se poursuit mais sans s’intensifier, suggérant une attitude attentiste de la part des employeurs face à l’incertitude entourant la durée du conflit. La confiance des consommateurs se dégrade au mois de mars à son plus bas depuis avril 2025. Les consommateurs sont inquiets des perspectives économiques pour l’année à venir et revoient à la baisse leurs achats importants au profit de l’épargne. 

Des revenus moins dynamiques, mais une consommation soutenue par l’épargne en 2025

En 2025, le revenu disponible des ménages a ralenti (+3,1% nominal), sous l’effet de la modération de la croissance de la masse salariale, mais le pouvoir d’achat reste orienté à la hausse (+1,5%). La consommation privée demeure plus dynamique que le revenu réel en lien avec la baisse du taux d’épargne, qui reste toutefois supérieur à son niveau pré-pandémie. L’année 2025 a été marquée par une reprise de l’investissement résidentiel (+2,5%), soutenue par la hausse du revenu réel et la détente graduelle des conditions de financement. Le taux de marge des entreprises recule à 36,2% en 2025, malgré l’allègement des coûts salariaux unitaires en fin d’année. Sur l’ensemble de l’année 2025, l’investissement productif rebondit (+5,7%), porté par le redressement de la demande intérieure et des dépenses de rattrapage après deux années de contraction.

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