1. De bonnes surprises côté activité nous conduisent à réviser à la hausse notre prévision de croissance du PIB en 2026
2. L’inflation sous-jacente reste contenue
3. Le choc énergétique n’a pas dit son dernier mot
4. Stabilisation, probablement temporaire, sur le marché du travail
5. Budget d’automne : un nouveau test de crédibilité pour les investisseurs
6. BoE : une tonalité restrictive sur les taux, mais accommodante sur le resserrement quantitatif
7. Prévisions économiques & financières
La croissance du PIB britannique a continué de surprendre positivement, ce qui nous a conduits à réviser à la hausse notre prévision de croissance moyenne annuelle en 2026, passant de 1,1% à 1,4%.
En revanche, nous anticipons toujours un ralentissement au quatrième trimestre et une croissance sous le potentiel en 2027, avec une moyenne annuelle de 1,1%. Trois facteurs expliquent cette trajectoire : le resserrement des conditions financières, la révision à la hausse des prix de l’énergie, qui resteront élevés tout au long de notre période de prévision, et un resserrement anticipé des politiques monétaire et budgétaire. Concernant l’inflation, son pic est désormais prévu pour début 2027 – au lieu de novembre – aux alentours de 4%. Ce décalage accroît le risque de matérialisation d’effets de second tour lors de la prochaine période de revalorisation salariale, contre lesquels la Banque d’Angleterre (BoE) doit agir. Après avoir maintenu le statu quo sur ses taux comme prévu, la BoE devrait bientôt rejoindre les autres grandes banques centrales. Nous tablons sur deux hausses de taux – en novembre 2026 et février 2027 – qui porteraient le taux directeur à 4,25%, avant un assouplissement au cours du second semestre 2027. L’événement majeur à court terme sera le budget d’automne du 28 octobre, qui s’annonce particulièrement difficile. Le principal enjeu pour le chancelier John Healey sera de reconstruire les marges de manœuvre au regard des règles budgétaires, considérablement réduites par la hausse du coût de service de la dette. La discipline budgétaire sera le maître-mot, avec à la clé des augmentations d’impôts, ainsi que des arbitrages douloureux dans les dépenses.
Pour en savoir plus, lisez l'intégralité de notre scénario
CitationLe budget d'automne qui sera présenté le 28 octobre constitue le principal facteur de risque à court terme. Les investisseurs obligataires scrutent attentivement tout signe de dérapage par rapport aux règles budgétaires.