1. Hausse des dépenses à court terme financée par de la dette, suivie d’une hausse des taxes à moyen terme
2. Comme prévu, le budget vise à « offrir un peu de répit » aux entreprises et aux ménages avant un hiver qui s’annonce difficile en raison de la hausse des prix de l’énergie, tout en rassurant les investisseurs obligataires sur le fait que les finances ...
2.1 « More breathing space » : des aides énergétiques et autres mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages
2.2 Soutien aux petites entreprises
2.3 Nouvelle hausse des impôts et taxes
3. Au total, le budget annonce des hausses nettes d’impôts et de taxes de 6 milliards de livres en moyenne par an entre 2027-28 et 2031-32 après un allégement fiscal de 1,7 milliard de livres en 2026-27 lié à la baisse de la TVA sur l’électricité et à la...
4. Créer « une bonne croissance dans chaque code postal » : le budget pose les premiers jalons de la dévolution fiscale
5. Et la « discipline budgétaire » ? Le gouvernement maintient ses plans de consolidation budgétaire
5.1 Assouplissement de la politique budgétaire à court terme, suivi d’un resserrement à moyen terme
5.2 Le budget 2026 se traduit par un modeste assouplissement budgétaire à court terme, suivi d’un resserrement les années suivantes. Les mesures annoncées augmentent l’emprunt public de 8 milliards de livres en 2026-27 (0,2% du PIB) et de 4 milliards en 2...
5.3 Une marge de manœuvre réduite, laissant le gouvernement vulnérable à de futurs chocs
Le 28 octobre, le nouveau chancelier britannique, John Healey, a présenté son premier budget depuis sa prise de fonctions. Dans un contexte de taux d’intérêt élevés, le chancelier devait avant tout convaincre les investisseurs obligataires que les finances publiques resteraient sous contrôle. À en juger par la stabilité de la livre sterling et des rendements des gilts après l’annonce du budget, ce serait mission accomplie.
CitationLes mesures présentées dans le budget 2026 constituent un léger assouplissement budgétaire à court terme, impliquant un risque haussier sur nos prévisions de croissance pour fin 2026 et début 2027. Toutefois, l’impact, s’il y en a un, devrait être modeste et ne justifie pas de modifier nos prévisions de croissance (1,4% en 2026, 1,1% en 2027), d’autant plus que le budget prévoit un plus grand resserrement budgétaire à moyen terme, ce qui pourrait conduire les agents économiques à rester prudents.
Le budget n’a pas réservé de surprises majeures quant aux mesures annoncées, mis à part un plan de soutien temporaire aux ménages et aux petites entreprises face à la crise énergétique, légèrement plus généreux que prévu et financé par de la dette, tandis que les impôts et les taxes augmentent à partir de 2028. Le gouvernement assouplit ainsi sa politique budgétaire à court terme (avec des mesures représentant 0,2% du PIB en 2026-27 et 0,1% en 2027-2028) mais la resserre davantage à moyen terme, de sorte que l’impact sur le déficit soit globalement neutre sur les cinq années à venir.
Les objectifs budgétaires sont atteints mais avec une marge réduite (à 14,5 milliards de livres en 2029-30 contre 23,6 milliards précédemment), laissant les comptes publics vulnérables à de futurs chocs conjoncturels.
À la différence des deux précédents budgets, qui avaient alourdi considérablement la fiscalité, le gouvernement s’est abstenu d’annoncer de nouvelles hausses significatives d’impôts. Par ailleurs, les décisions difficiles concernant l’allocation des budgets ministériels et la la façon de parvenir à l’objectif de 3,5% du PIB pour les dépenses en matière de défense ont été reportées à la Spending Review du printemps 2027.
Les mesures d’aide énergétique ne devraient pas compenser intégralement la hausse des factures d’énergie pour le ménage type cet hiver. Nous continuons d’anticiper un ralentissement de la croissance dans les prochains mois, sur fond de hausse de l’inflation et d’érosion des revenus réels. L’impact de l’assouplissement, s’il y en a un, devrait être modeste et ne justifie pas de changer nos prévisions de croissance à ce stade (1,4% en 2026, 1,1% en 2027).